Agir pour mettre en place un nouveau bloc historique, force propulsive de la dynamique populaire.

Toute révolution a nécessairement besoin de s’arrimer à un mouvement culturel qui implique la critique du système existant et l’acquisition de nouvelles idées. Toute révolution constitue un fait culturel qui bouleverse le système de pensée précédemment dominant.

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AGIR POUR METTRE EN PLACE UN NOUVEAU BLOC HISTORIQUE, FORCE PROPULSIVE DE LA DYNAMIQUE POPULAIRE

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire.

Le 12 avril 2015

Toute révolution a nécessairement besoin de s’arrimer à un mouvement culturel qui implique la critique du système existant et l’acquisition de nouvelles idées. Toute révolution constitue un fait culturel qui bouleverse le système de pensée précédemment dominant.
Pour parvenir à opérer ce basculement il convient d’abord de comprendre comment s’exercent les processus culturels dominants. Dans le système capitaliste, le pouvoir des classes dominantes ne repose pas uniquement sur le contrôle des appareils répressifs de l’Etat (justice, police, armée…). Il repose d’abord sur son « hégémonie culturelle » [1], au moyen du contrôle du système éducatif, des institutions religieuses, des médias, des Think-Tanks, de la fonction idéologique des grandes entreprises, de la publicité... L’influence intellectuelle, morale, sociologique et psychologique des classes dominantes s’impose par un jeu savant de diffusion d’idées, du contrôle économique et de l’Etat. Cet entrelacement d’une vision du monde, une « philosophie », des coutumes et un modèle de vie formaté apparaît comme un sens commun. Il s’agit en réalité d’un système d’idées, une idéologie qui opère sur le peuple et, en particulier sur les classes dominées, soumises à des lavages de cerveaux continus qui font obstacles à penser la société autrement. Sa perversité est de laisser croire à chacun qu’il est « libre » de son opinion et de sa manière de vivre alors même que chacun est enfermé dans un modèle de pensée qui le façonne.
Alors, comment faire pour briser le cycle infernal de la reproduction idéologique dominante ? Le système peut présenter des failles. Une crise de l’hégémonie culturelle peut éclater quand, même en étant toujours au pouvoir, la classe sociale politiquement dominante n’est plus capable de résoudre les problèmes de toute la société. Sa conception du monde perd alors de sa crédibilité. Il devient possible qu’une des classes dominées parvienne à présenter des solutions concrètes aux problèmes irrésolus et à faire partager sa vision du monde à d’autres groupes sociaux. Dans ce cas elle peut devenir dirigeante et impulser la création d’un nouveau « bloc historique ».
C’est la situation dans laquelle nous sommes en 2015.

Le Parti socialiste, qui s’appuie sur de larges fractions de la petite et moyenne bourgeoisie intellectuelle et des catégories intermédiaires, a perdu l’initiative et sa crédibilité. Non seulement il n’impose pas sa vision du monde, mais il suscite à l’inverse un réflexe de rejet. Le processus de construction d’une nouvelle hégémonie culturelle qui est en cours rassemble une part significative des ouvriers, des employés, des petits et moyens commerçants et artisans dans le vote FN. C’est la seule dynamique politique qui existe en France. Elle s’appuie toutefois sur des éléments contradictoires.
La critique de la mondialisation, la volonté de souveraineté nationale, le discours sur la sortie de l’Union européenne et de l’euro, la reprise d’éléments du discours syndical sur l’emploi et les salaires : le recours à l’évocation de ces thèmes vise à donner l’apparence que le FN va combattre la mondialisation, sortir de l’Union européenne et de l’euro, résoudre les problèmes de l’emploi et des salaires. La réalité est tout autre. Rien, dans le programme du FN, ne permet de résoudre les problèmes évoqués. Le référentiel sur lequel s’appuie le FN est celui d’un nationalisme français arrogant vis-à-vis des autres peuples, l’encouragement à la xénophobie et au racisme, la haine des fonctionnaires et des syndicalistes, l’idéologie d’un capitalisme familial paternaliste et autoritaire. Or ce sont ces idées qui s’imposent en France. Les autres forces politiques sont asséchées car elles ont démontré, dans les faits, qu’elles ne répondent en rien aux aspirations populaires.
En proposant une définition large et dynamique des classes populaires et des classes moyennes (les classes dominées) le M’PEP cherche à créer un nouveau bloc historique faisant référence à toutes les personnes victimes, à différents titres, des politiques néolibérales et, de manière plus générale, à tous ceux et à toutes celles qui souffrent du capitalisme. Soit plus de 80% de la population. Cette union de classes sociales vise à créer les conditions du portage de la remise en cause de l’hégémonie culturelle des classes dirigeantes et à lui substituer un nouveau système de pensée afin de parvenir à une prise du pouvoir politique et économique libérant la Nation et restituant la souveraineté du peuple et ouvrant sur une nouvelle organisation sociale.


Notes

[11. L’hégémonie culturelle est un concept qui décrit la domination culturelle d’un groupe ou d’une classe et le rôle que les pratiques quotidiennes et les croyances collectives jouent dans l’établissement des systèmes de domination. L’analyse de l’hégémonie culturelle a été d’abord formulée par Antonio Gramsci. Il pensait que l’échec des travailleurs à faire la révolution socialiste était dû à l’emprise de la culture hégémonique bourgeoise sur l’idéologie et les organisations des travailleurs.
Il s’agit donc de mener une lutte culturelle devant permettre d’attirer toutes les classes opprimées dans la lutte pour la prise du pouvoir politique. Pour Gramsci, toute classe qui vise à la conquête du pouvoir politique doit en effet dépasser ses simples intérêts « économiques », prendre la direction morale et intellectuelle, et faire des alliances et des compromis avec un certain nombre de forces sociales. Gramsci appelle cette union des forces sociales un « bloc historique » (terme emprunté au syndicaliste Georges Sorel). C’est à partir de cette alliance que l’insurrection contre le capitalisme pourra être conduite avec le support des masses.

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Forum de l'article  -9 Messages

  • Bien sur que tout ceci est vrai.
    Mais n’est ce pas ce qui est recherché au travers du Front de Gauche ?
    Est il utile et surtout productif, dès que l’on n’est pas en accord avec 100% avec un mouvement, d’en recréer un autre... ? Ce qui à mon sens déstabilise les personnes qui sont perméables aux idées progressistes, et surtout fragmente le mouvement au point de ne pas être représentatif donc fiable aux yeux des citoyens.
    Les "Gauches" sont nombreuses dans notre pays, elles ont toutes raison quelque part, mais il est difficile de les rassembler.
    Pour moi le seul parti qui a toujours chercher à rassembler est le PCF, mais il s’effrite... pour les même raisons (le perfectionnisme pathologique)...
    Bon nombre de partis ou groupuscules ont raison, tous seuls dans leur cercle fermé...

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  • Ce texte est intéressant en ce qu’il aborde le thème du bloc historique, cher à Antonio Gramsci. Mais on reste peut-être sur sa fin, car le concept n’est pas forcément simple à maîtriser (voir lien ci-après).

    http://revueperiode.net/gramsci-et-la-strategie-de-la-gauche-contemporaine-le-bloc-historique-comme-concept-strategique/

    Je ne pense pas que nous assistons à l’émergence d’une nouvelle hégémonie culturelle, car elle suppose un transfert des pouvoirs, probablement brutal, à la faveur d’une classe sociale déterminée. Or, si les pouvoirs politiques et étatiques s’affaiblissent d’une part, les pouvoirs économiques, c’est-à-dire oligarchiques, ne font que se renforcer à la faveur d’un marché européen, voire mondial. A moins d’identifier ce renforcement de la prédation capitaliste comme constituant précisément la nouvelle hégémonie culturelle, il n’y a à mon sens aucun pouvoir en passe de modifier profondément l’idéologie dominante, malgré le vote FN et malgré la vitrine qu’offrent les médias au parti d’extrême droite.

    L’hégémonie culturelle actuelle, qui subit sans doute des variations, mais qui perdure sous une forme telle que nous la connaissons au moins depuis le début des années 80, est garantie justement par les vecteurs de communication du pouvoir dominant, à savoir les médias, quels qu’ils soient. Il est frappant de constater l’extrême pauvreté des débats qu’offrent ces médias pour notamment contenir la société dans des normes qui confortent le système capitaliste. Ces normes participent étroitement à la consolidation de l’hégémonie culturelle actuelle, instrument indispensable pour tenter de soutenir un capitalisme émaillé de crises.

    Mais les médias ne servent pas qu’à faire consommer le spectateur, ils permettent justement d’imprimer dans les esprits des normes de vie qui bénéficient directement aux exigences du système capitaliste. Ainsi, aux lendemains des attentats contre Charlie et le supermarché Hyper-cacher, les rassemblements fraternels qui ont uni tous les dirigeants du monde capitaliste avec une société choquée par les images diffusées en continu, ont permis de faire accepter un renforcement de la sécurité au détriment du droit à l’intimité en même temps qu’une mise à sac du droit du travail. Pendant ce temps, les cotations en bourse et les bénéfices des grands groupes français implantés dans le monde explosent… sans qu’aucune réaction appropriée des syndicats ne puisse s’opposer à la hauteur des victoires du patronat.

    Une hégémonie culturelle nouvelle aurait pour effet un bouleversement dramatique de l’idéologie dominante actuelle, car cette dernière ne tolère aucun contre-pouvoir. Nous n’y sommes malheureusement pas... pas encore. Le bloc historique reste à construire. Ce n’est que lorsqu’il remplacera les pouvoirs dominants actuels que nous pourrons parler d’une nouvelle hégémonie culturelle.

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  • 1) L’alliance entre les classes les plus exploitées et les classes moyennes est sans doute une bonne idée, et même la condition nécessaire pour qu’une révolte débouche en révolution sans être totalement écrasée dans le sang.

    Mais il va falloir faire vite, car la caractéristique du capitalisme actuel est de réduire drastiquement ses classes moyennes, pour revenir à une organisation sociale plus féodale avec surtout des très riches et des très pauvres.

    En France, la destruction systématique de l’Education Nationale depuis les années 1970 (avec l’aide des enseignants gauchistes, dit "pédagogistes") en est le signe flagrant, alors que l’acquisition de savoirs et de compétences a été le principal ascenseur social de l’après-guerre vers la classe moyenne.

    Mais la classe dominante actuelle pense pouvoir remplacer ses kapos humains par des kapos machines, qui non seulement ne se mettent jamais en grève, mais ne mettront jamais non plus la crosse en l’air...

    Il se peut qu’elle se trompe à terme, mais il est vrai qu’une seule caméra de surveillance branchée 24h/24 fait le travail de plusieurs policiers, ou qu’un seul présentateur de journal télévisé celui de milliers de curés ou instituteurs...

    2) L’hégémonie culturelle du capitalisme actuel, dénommé par Michel Clouscard "capitalisme de la séduction", qui vole le consommateur sur le prix autant que le travailleur sur le salaire, repose sur deux piliers principaux.

    a) Tout d’abord le "libéralisme culturel" mis en lumière par Jean-Claude Michéa, parfaitement corrélé au libéralisme économique et bien résumé par l’expression "C’est mon choix" (sous entendu "quelles que soient les conséquences de ce choix").

    Il concerne tous les comportements, mais surtout ceux qui alimentent un marché : marché de marchandises (liberté d’acheter ce que je veux, y compris des enfants) ou marché du travail : liberté de travailler où je veux (donc de circulation de la main d’oeuvre), quand je veux (par exemple le dimanche). Là encore, le gauchisme se montre un précieux allié du grand capital, pour engendrer le "libéralisme libertaire".

    La difficulté pour contrer ce pilier de l’hégémonie culturelle actuelle (bien ancré désormais chez les jeunes générations) est qu’on a vite fait de tomber dans l’excès inverse : une dictature qui imposerait des règles, limites, interdits et obligations sans en expliciter les raisons, voire avec de mauvaises raisons. Ce que Michéa appelle les "idéologies du Bien", telles que les religions ou le stalinisme.

    Il reste donc à trouver les moyens de faire entrer dans les têtes l’idée que "tout n’est pas possible", que les humains doivent se mettre des limites et des règles, non pas pour se frustrer au profit des plus puissants mais pour ne pas tomber dans la barbarie. Ces limites et règles issues de la "Common decency" (Georges Orwell) devraient idéalement être élaborées démocratiquement, mais cela prend du temps, et risque de ne pas se produire avant une grande catastrophe jouant le rôle de réveil citoyen.

    b) Le second pilier de l’hégémonie culturelle au service du capitalisme (privé ou d’Etat) est la religion du Dieu Progrès, avec ses deux saintes : Sainte Innovation, dont on attend qu’elle fasse apparaître par miracle de nouvelles sources d’énergie en remplacement des énergies fossiles (y compris l’uranium) quand celles-ci seront épuisées. Et Sainte Croissance, dont on imagine qu’elle pourrait être, là aussi par miracle, illimitée dans un monde concret limité.

    Ce pilier Progrès-Innovation-Croissance commence à montrer des faiblesses, donc à être contesté, mais par une infime minorité de précurseurs. L’immense majorité des contestataires du "Système", du FN au MPEP en passant par le PC et le PG, qu’ils souhaitent ou non une plus juste répartition des richesses, reste totalement adhérente à cette idéologie, née avec le développement de la méthode scientifique et ayant donné d’immenses pouvoirs aux humains sur la Nature, y compris celui de la détruire totalement.

    En conclusion, que ce soit pour la remise en cause du libéralisme culturel libéral-libertaire ou pour celle du Progrès-qui-sauve, de l’Innovation-qui-innove et de la Croissance-qui-croît-infiniment, il y a du pain sur la planche ! L’hégémonie culturelle du capitalisme semble avoir encore de beaux jours devant elle...

    Or la culture étant fortement ancrée dans les cerveaux et difficilement déplaçable, il est à craindre que ni les générations d’avant le néo-libéralisme des années 1980, ni celles nées depuis ne soient capables de réaliser une telle rupture de paradigme.

    Et que cette tâche incombera plutôt à ceux qui subiront la prochaine catastrophe d’échelle mondiale, comme une guerre nucléaire ou un Tchernobyl-Fukushima incontrôlable. D’ici là, les medias abrutissoirs de masse nous répéteront chaque soir "Dormez braves gens, jusqu’ici tout va bien !".

    Jean-Michel Dariosecq
    13 Avril 2015

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  • vous ne parlez pas du tout de la propriété capitaliste ! c’est là que réside la clé et la solution ; le propriété c’est le pouvoir ; regarder madame Bettencourt, avec ses 530€ à la minute, elle peut financer les campagnes électorales de Sarkozy, les cercles de pensées (appelés du mot horrible : think tanks), où s’élaborent les idées de soumission et fatalité, indiquant aux syndicats qu’ils ne doivent pas faire de politique. Et sagement, ils obéissent ; FO n’en parlons pas, ils s’en glorifient, mais la CGT, courroie de transmission pour le PCF, faire démissionner du bureau politique, le secrétaire général de la CGT, comme preuve de son attachement à la démocratie version patronale, il ne faut pas s’étonner que toute idéologie ait disparue de la CGT et également du PCF. On aménage avec des rustines ; on demande aux capitalistes d’être moins méchants ; on dit "l’humain d’abord", au lieu de dire "l’emploi d’abord, le capital dehors !"
    Quand je parle de nationalisations de la multinationale à l’artisan, on ne réagit pas...ou mal. Tu ne vas pas nationaliser les shampoings de l’Oréal !? Bien sur que si, bênet. Les employés du groupe peuvent les fabriquer sans la mère Bettencourt, et on lui coupe son pouvoir ne nuisance à la riche dame.
    Les artisans ; j’en ai questionné ; ils préfèrent dépendre d’une structure, de préférence publique, plutôt que s’enquiquiner avec les aléas de la clientèle ; je l’ai moi-même été pendant 30 ans, je sais de quoi je parle.
    Rencontré devant une armoire sur le trottoir pour installer la fibre optique, un technicien d’Eiffage répond à mon questionnement : - Qui peut t’embaucher, qui peut te virer ? - mon patron !
    Rencontré deux personnes à Carrefour : - La grande distribution devrait devenir service public . - Tout à fait d’accord.
    Pour lutter contre le chômage, je propose de créer des coopératives municipales de production (avec valeur ajoutée) en utilisant les dépenses pour l’emploi (DPE - voir sur le site DARES).
    LA PROPRIÉTÉ C’EST LE POUVOIR ! LE CAPITAL C’EST DU TRAVAIL VOLÉ (Auguste Blanqui...et un ouvrier CGT du Rhône dans la revue Challenge d’il y a 6 ou 7 ans)
    J’ai élaboré un dossier : "La propriété privée, toujours la trouille d’en parler", paru dans "Faire Vivre le PCF"

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    • Tout ce dont tu parles tombera le jour où une majorité trouvera illégitime l’enrichissement individuel sans bornes. Actuellement c’est loin d’être le cas, "les gens" se plaignent des abus, tout en reconnaissant (s’ils sont honnêtes) qu’à la place de "Mamie Shampooing" ou d’un Cahuzac ils feraient la même chose. Déjà c’est mal barré...

      Il y a aussi que le lien entre enrichissement des uns et appauvrissement des autres est assez difficile à faire après plus de 30 ans de "enrichissez vous" (Maggie Thatcher, rejointe par des tas d’imitateurs moins talentueux mais plus faux cul).

      Un truc intéressant, la grande distribution : la collectivisation y est déjà faite, sauf qu’elle est privée. Je m’explique : de Barcelone à Lille et de Rennes à Budapest les magasins sont rigoureusement les mêmes, même disposition, mêmes marchandises, mêmes campagnes de pub’ au même moment etc... L’argument de la supériorité des hypers capitalistes par rapport à leurs ex équivalents soviétiques par le choix et la diversité tombe. En plus 3 ou 4 groupes français dominent largement ce genre de commerce en Europe, ce serait assez facile et "transparent" pour le consommateur.

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      • D’accord avec vous sur ce dossier.
        La littérature (et pas que) est truffée d’exemples où on voit des activistes révolutionnaires d’un jour devenir les tyrans de demain.
        C’est tellement fréquent qu’"on" pourrait se poser la question de savoir pourquoi ça se passe très très souvent comme ça..
        Mais "on" ne se pose pas ces questions (surtout en période d’effervescence révolutionnaire).
        "On"... réagit....
        Je ne pense pas qu’"on" va faire disparaître la propriété... "privée" non plus...
        Les intentions sont bonnes (euh... sont-elles si bonnes que ça, en fin de compte ?...) mais on sait maintenant où mènent les bonnes intentions...

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    • Nous traiterons de la question de la propriété très prochainement dans le cadre du programme complet que nous sommes en train de travailler.

      A très bientôt.

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  • J’ai relayé votre article avec des extraits d’un texte de Roger Garaudy ancien mais à mon avis toujours d’actualité sur la notion de bloc historique : http://rogergaraudy.blogspot.fr/2015/04/le-mpep-et-le-nouveau-bloc-historique.html

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  • Si le constat est juste quoi que pas très original (matraquage intellectuel des médias, "TINA", bipartisme de façade etc...) rien n’est dit sur comment on pourrait envisager de s’en sortir...
    C’est bien de "cartonner" le FN, loin de moi l’idée de le soutenir de quelque façon que ce soit, mais si la gauche dite "radicale" n’avait pas jeté un à un tous ses thèmes et ses revendications aux orties pour se recentrer sur le "sociétal" la fille Le Pen n’aurait pas pu s’en emparer si aisément. Car elle a bien compris que ce n’est pas qu’avec les partisans de l’Algérie française et de la messe en latin qu’elle pouvait espérer conquérir le pouvoir ou du moins s’en approcher. Gauche dite "posturaliste" par F. Lordon, joli néologisme bien trouvé : http://blog.mondediplo.net/2015-04-06-Lecons-de-Grece-a-l-usage-d-un-internationalisme

    Après, pour ne pas rester que sur une note pessimiste, si comme vous (dirait-on) je suis attristé et perplexe devant la passivité des gens, qui prennent coup sur coup sans broncher, qui aurait dit en Avril 68 que le mois suivant...

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