Après le congrès du M’PEP
samedi 20 décembre 2014
Auteur : par Texte du Parti de l’émancipation du peuple (ex. M’PEP)
fontsizeup fontsizedown impression envoyer l'article par mail suivre la vie du site syndiquer le forum 13 réactions
 
Accueil > Qui sommes-nous ? > Textes des congrès du Parti > Après le congrès du M’PEP
 

APRES LE CONGRES DU M’PEP

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 20 décembre 2014.

Le M’PEP a tenu son IIe congrès du 5 au 7 décembre 2014 à Saint-Denis (93). Une profonde réorientation stratégique a été décidée. Le premier article l’exposant est présenté ci-dessous.

Quand le M’PEP a vu le jour, en mai 2008, il rendait publique une « déclaration d’intention politique » dans laquelle on pouvait lire : « trois ans après cette victoire historique [celle du « non » au référendum du 29 mai 2005 sur la constitution européenne], le paysage politique français est un champ de ruines ». Il était noté que « l’incroyable élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République » faisait « honte à la France » et qu’elle n’avait été permise « que par la faillite de la gauche : renoncements, calculs politiciens, sectarismes, jeux des egos » qui avaient « provoqué l’échec et ne semblent plus avoir de fin  ». Le M’PEP poursuivait : « toute la gauche française est à reconstruire. Elle est en haillons et n’a plus de fondements idéologiques solides. Une partie d’entre elle s’est même inscrite dans le cadre intellectuel du néolibéralisme, ne cherchant, timidement, qu’à freiner les conséquences de la mondialisation capitaliste. Elle s’est résignée. Elle a capitulé. Fascinée par le martèlement idéologique de la droite et du Medef, cette gauche a perdu l’initiative et se retrouve impuissante à s’engager sur la voie d’un projet de société libéré de l’emprise du capitalisme ».

Le M’PEP, lors de sa création, considérait qu’il fallait « engager dès à présent une bataille de fond pour ouvrir un nouveau cycle idéologique, culturel, philosophique et politique : celui de l’épuisement de la pensée néolibérale et de l’avènement d’un socialisme du XXIe siècle. Il faut organiser le réarmement idéologique et culturel de la gauche. La gauche doit se décomplexer et renouer avec son ancrage populaire. Il faut faire grandir l’idée et construire une nouvelle force politique de gauche, à vocation majoritaire et internationaliste ».

Ces six dernières années, le M’PEP a donc appliqué cette ligne politique. Il a développé les grands axes d’un programme de rupture avec les politiques néolibérales qui ne soit pas simplement proclamatoire. Ce programme général pointe tous les obstacles à surmonter, dessine une chronologie et articule les mesures nécessaires. Il concerne la financiarisation de l’économie, le libre-échange généralisé, la mutation écologique des modes de production et de consommation, le chômage et surtout le remplacement des espaces politiques dépendant des souverainetés nationales par des institutions ou des traités supranationaux, comme l’Union européenne (UE) et l’euro, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

Ce faisant, le M’PEP brisait tous les tabous, à « gauche », qui empêchaient jusqu’alors une pareille démarche, alors qu’elle aurait dû apparaitre évidente à tous. Si ce n’est pas le cas depuis tant d’années, c’est que de puissants verrous idéologiques empêchent les partis qui se réclament de la « gauche », dans la diversité de ses composantes, y compris ce qui est appelé la gauche « radicale » ou la « vraie » gauche, d’adhérer à ces ruptures pourtant nécessaires. Elles sont en effet l’unique moyen de redonner du pouvoir aux classes dominées, au sein du seul espace institutionnel dans lequel elles ont pu et peuvent encore peser, à savoir les nations.

Le M’PEP n’avait aucune illusion sur le Parti socialiste. Ce dernier, disposant de la présidence de la République et de la majorité absolue à l’Assemblée nationale depuis le printemps 2012, est resté dans l’axe stratégique qu’il avait décidé en 1982-1983 avec le « tournant de la rigueur ». Considérant que les nations n’avaient plus aucune marge de manœuvre dans le cadre de la mondialisation, de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan, le gouvernement socialiste-EELV a mené une politique d’inspiration néolibérale, dans la parfaite continuité, sur le plan social et économique, du prédécesseur de François Hollande à l’Elysée : Nicolas Sarkozy.

Le seul évènement politique nouveau de ces dernières années a été le lancement du Front de gauche. Le M’PEP a observé sa création avec intérêt et espoir et a même demandé à en faire partie. Il a multiplié les initiatives pour s’en rapprocher, a appelé à voter pour lui aux élections européennes de 2009, aux régionales et à la présidentielle de 2012. Malheureusement, le Front de gauche a montré qu’il ne souhaitait pas s’extirper du poids de l’idéologie dominante sur des questions décisives comme la souveraineté nationale, la sortie de l’euro et de l’Union européenne, la lutte contre le libre-échange et le chômage, la démondialisation. Il régresse électoralement depuis son pic du premier tour de l’élection présidentielle de 2012.

Plusieurs années d’efforts ininterrompus de notre Mouvement pour que le Front de gauche accepte dans son rassemblement les forces politiques qui, comme le M’PEP, mettent en avant ces ruptures nécessaires, ont été vaines. Il est apparu au contraire que le Front de gauche fédérait des formations politiques qui pensent pouvoir concilier antilibéralisme et même anticapitalisme sans les conjuguer avec la souveraineté nationale et la rupture avec l’ordre néolibéral mondial et européen. Il fait perdurer ces impasses tout en se parant de l’image du renouvellement de l’alternative idéologique au néolibéralisme. En réalité les fondamentaux idéologiques du Front de gauche, malgré un discours qui peut apparaître radical, sont parfaitement compatibles avec ceux du PS dont l’acceptation de la mondialisation capitaliste et l’ordre néo-libéral imposé à l’Europe par l’UE, la monnaie unique, le dépérissement de l’Etat-nation, le transfert de souveraineté vers les instances européennes, le libre-échange.

Cependant, la base d’un certain nombre de composantes du Front de gauche s’oppose à la stratégie de ses dirigeants, sans que cela ne se traduise pourtant par le moindre changement. La direction du Front de gauche, comme celle du PS, est devenue un des acteurs les plus importants de l’idéologie postnationale : elle entretient l’illusion qu’un changement radical est possible de l’intérieur de l’Union européenne, sans rupture avec l’ordre néolibéral et ses institutions. Elle n’a jamais tenté d’en sortir et n’en exprime aucune intention. Son idéologie se veut parfaitement compatible avec celle du Parti socialiste. C’est la notion même de gauche qui est aujourd’hui interrogée, ainsi que la pertinence d’un clivage gauche-droite qui apparaît de plus en plus factice.

Il faut donc tirer toutes les conséquences de cette faillite de la gauche qui s’est vue magistralement confirmée aux élections municipales et européennes de 2014. Une nouvelle étape est donc nécessaire pour le M’PEP. Notre Mouvement veut lever les blocages par ses propres moyens, sans plus ménager les acteurs, à « gauche » comme à droite et à l’extrême droite, qui les font activement perdurer. Tout indique que le PS et le Front de gauche portent une très lourde responsabilité, le premier dans la mise en œuvre volontaire des politiques néolibérales, et le second dans l’absence de toute réponse adaptée à l’offensive agressive du néolibéralisme. Telles sont les raisons des défaites successives des classes dominées. Refuser ce devoir d’inventaire sur ce qu’est devenue la « gauche », ménager ses dirigeants actuels qui campent sur leurs positions, notamment sur leur vision négative de la souveraineté nationale, c’est laisser croire qu’un espoir est possible sans révision fondamentale de l’idéologie de la « gauche » sur cette question. Seul le M’PEP, en tant que parti politique, est en mesure de mener ce combat.

Le moment que nous vivons est historique. Les tendances délétères des logiques néolibérales qui se sont déployées depuis les années 1970 atteignent leur paroxysme sous nos yeux. Elles aboutissent à une crise systémique sans précédent depuis les années 1930. Les classes dominées ont compris à quel point la « gauche » s’est révélée inutile et impuissante, quand elle ne justifiait pas carrément leurs logiques sous-jacentes : faire sortir les choix économiques fondamentaux de la sphère du politique, en dissolvant les souverainetés nationales. Les classes dominées attendent donc que les mouvements politiques, quels qu’ils soient, rompent avec cette évolution pluridécennale néfaste pour elles, qu’ils ne justifient plus la destruction du pouvoir des peuples dans leurs Etats, et qu’ils se proposent de briser cette tendance mortifère.

Le M’PEP fait le choix d’être aux côtés des classes dominées. Il veut leur redonner une configuration institutionnelle qui leur accorde la place centrale, et qui permette enfin de renouer avec la victoire dans la lutte contre le capitalisme et pour la démocratie. S’il faut pour cela dénoncer les dirigeants de la « gauche » actuelle, le M’PEP y est prêt désormais. Il a essayé vainement pendant six ans de briser l’omerta sur ce qui constitue le cœur idéologique de l’impasse politique pluri-décennale de la gauche « radicale » : le rejet de la souveraineté nationale.

Le M’PEP va maintenant assumer clairement et visiblement qu’il est un parti politique. La nouvelle étape dans laquelle s’engage le M’PEP est la conséquence logique de cette analyse.

Démunies de partis politiques défendant structurellement leurs intérêts, les classes populaires et moyennes, c’est-à-dire les classes dominées, ont besoin que de tels partis apparaissent. Ils permettent aux classes dominées de s’organiser. C’est pourquoi le M’PEP se fixe l’objectif d’être le parti politique de défense et d’organisation des intérêts de ces classes sociales, par la rupture avec l’ordre néolibéral mondial et européen.

Il est le parti de la démondialisation et de la libération nationale !

Adhérez au M’PEP !


Répondre à cet article

Forum de l'article  -22 Messages

  • Après le congrès du M’PEP

    20 décembre 2014 14:39, par Robert Palliere

    Bonjour
    Pourquoi créer un autre parti ?
    Je sais que ce n’est aps avec le PS que l’on va aboutir à défendre les intérets des " gens" et non pas de l’oligarchie .
    Mais je me suis inscrit à un nouveau parti qui vient de la motion 4 du Ps , et je m’aperçois que plusieurs parts ont le même programme, et restent séparés.

    Je pense qu’il faut que nous réfléchissions à un regroupement pour pouvoir gagner et en fin foute tout cela dehors.
    Merci de me dire ce que vous pensez de ma réflexion.
    Robert Palliere

    repondre message


    • Après le congrès du M’PEP
      26 décembre 2014 11:45, par JL

      Bonjour Monsieur
      Pourquoi créer un autre parti ? Parce qu’il n’en existe absolument aucun de cette orientation et avec ce programme.
      Je n’avais plus en tête ce qu’avait pu être la motion 4 du PS, et ces affaires de cuisine politicienne ne m’intéressent plus, elles n’ont d’autre fonction que d’empêcher les prises de conscience.
      Si c’est bien de cette motion 4 qu’il s’agit, j’ai trouvé par exemple ceci :
      http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ps-la-motion-de-stephane-hessel-teleguidee-contre-l-aile-gauche_1174657.html
      Peu importe qu’il s’agisse de l’Express ou de quelque autre de ces mass média qui amusent la galerie avec de fausses questions et de faux débats. L’essentiel c’est qu’il ne peut rien sortir de neuf du PS, qui est le principal outil de la néolibéralisation de notre pays. Voyez comme les médias se sont fait un plaisir de nous amuser des semaines avec les prétendus "frondeurs" du PS, qui permettent par leur abstention de faire passer tout ce que le PS fait passer au Parlement.
      Je pense que vous vous trompez en parlant de "partis qui ont le même programme". M. Hessel n’a jamais quitté la sphère social-démocrate et écolo, que sa mémoire soit respectée, mais que voulez-vous que le M’PEP fasse avec des milieux politiques dont le fonds de commerce est de démolir la souveraineté nationale ? Que voulez-vous faire comme alliance avec un JL Mélenchon qui se gargarise, lui, de souveraineté à reconquérir, tout en refusant de sortir de l’UE et de l’euro, et qui relance une alliance avec les Verts qui sont les plus fervents européistes par logique anti-nationale ?

      repondre message


  • Après le congrès du M’PEP

    20 décembre 2014 15:18, par alain blottiere Membre de l’ upr

    A mon humble avis vous devriez essayer de renouer le dialogue avec l UPR de francois Asselineau

    Cordialement.

    repondre message


  • Après le congrès du M’PEP

    20 décembre 2014 16:08, par Gérôme

    Alors, quelle différence avec le parti communiste et avec le NPA ?

    repondre message


    • Après le congrès du M’PEP
      26 décembre 2014 11:03, par JL

      Bonjour,
      je vous donnerai ici une réponse très personnelle : des amis encore aujourd’hui au PC et au NPA restent à mon sens prisonniers d’une pensée post-nationale qu’ils confondent avec de l’internationalisme.
      Je connais aussi des gens encore au PS qui m’assurent qu’ils sont toujours internationalistes car partisans de l’U.E. ou de la mondialisation...
      Inversement, je comprends encore le mot internationalisme comme impliquant l’existence de nations indépendantes et souveraines.

      repondre message


  • Après le congrès du M’PEP

    20 décembre 2014 17:58, par fiasson Roger

    Pas d’accord sur votre appréciation concernant le Pari Communiste qui défend dans la mesure de ses moyens l’ensemble des salariés. Il y a actuellement en son sein un débat sur l’Europe qui existe qu’on le veuille ou non et ce n’est pas en boycottant ses instances que l’on fera avancer les choses. On ne peut tout de même pas lui reprocher de ne pas mettre toutes ses forces dans la lutte contre le capitalisme et l’austérité.

    repondre message


    • Après le congrès du M’PEP
      22 décembre 2014 05:47, par CHAUVINEAU JEAN -MARC

      BONJOUR, JE VOUS TROUVE BIEN NAÏF. J’AI ÉTÉ JUSQU’EN DÉCEMBRE 1993 MEMBRE DU P.C.F MAIS JE M’ESTIME TRAHIS OU/ET COCUFIÉ. NE ME DITE pas QUE LEUR P.C.F EST DU COTÉ DES GENS , DU PEUPLE SI CELA ÉTAIT VRAI LE P.C.F SERAIT ENCORE LE PREMIER PARTI DE FRANCE !VOUS SAVEZ, A 59 ANS, JE NE CROIX PLUS AU PÈRE NOEL. AVANT D’ÉCRIRE ET DE PORTER UN JUGEMENT LISEZ OU RE-LISEZ LES STATUTS DU P.C.F NOUVEAU ET DU NPA EX-L.C.R [ENTRE NOUS COMME LE FN DE LE PEN PÈRE ET FILLE CE SONT DES IDIOTS-MIROIR AUX ALOUETTES UTILE] POUR COMPRENDRE CE QUI SE PASSE PUISSE QUE LES FORMATIONS N’EXISTE PLUS...LISEZ LE CAPITAL OU POUR DÉBUTER, PRIX,SALAIRES ET PROFITS, IMPÉRIALISME STADE SUPRÊME DU CAPITALISME [LÉNINE] VOUS SAVEZ CONNAISSANT L’HISTOIRE [PAS LES MENSONGES QUE L’ON NOUS INCULQUE A L’ECOLE] JE NE FAIT AUCUNE ILLUSION. A MÉDITER | LORSQU’ON LUTTE, ON EST JAMAIS SUR DE GAGNER MAIS SI NOUS NE LUTTONS PAS NOUS SOMMES CERTAIN DE PERDRE...MILITONS POUR QUE LA C.G.T ET LE P.C.F RE VIENNENT A GAUCHE ET PENSONS QUE NOTRE ENNEMI C’EST LEUR SYSTÈME. LEUR EUROPE, LEUR EURO LEUR BRAS ARMÉ L’OTAN...

      repondre message


    • Après le congrès du M’PEP
      26 décembre 2014 11:27, par JL

      Cher Monsieur
      j’ai quitté le PCF car le débat sur l’UE que vous évoquez y est complètement verrouillé. Il y a certes des camarades sincères qui tentent d’obtenir des avancées dans ce débat, mais soit on les amuse soit on les méprise. Le PCF défend l’UE et l’euro.
      Il ne met pas toutes ses forces dans la lutte contre le capitalisme et l’austérité. Il émet juste des constats sur l’austérité sans ouvrir la moindre perspective crédible d’en sortir. C’est juste déclamatoire et en fin de compte pleurnichard. C’est gravissime car ça contribue à faire penser très largement qu’aucune solution n’existe, ça pousse à la pire résignation, et ça fait fuir. Les fessées électorales du FdG aux municipales et aux européennes sont parfaitement méritées et logiques. Mais vous observerez qu’aucune leçon n’en est retirée. Non que les dirigeants soient mal informés ou stupides. Cela, je ne le crois pas. S’ils gardent leur cap, c’est qu’ils ne veulent pas mettre leurs forces dans la lutte, justement. Et ils feront tout pour ne rien changer au système. C’est la fonction qu’ils remplissent.

      repondre message


  • Après le congrès du M’PEP

    20 décembre 2014 19:21, par Allain Graux

    Et bien , puisque vous avez raison tout seul , restez donc tout seul !
    En quoi la politique proposée par le M’Pep , en particulier la sortie de l’EURO et de l’UE, a recueilli l’assentiment majoritaire , ou m^me une simple attention des électeurs ?

    repondre message


    • Après le congrès du M’PEP
      26 décembre 2014 10:58, par JL

      Bonjour Monsieur,
      je ne saisis pas à qui vous dites "eh bien puisque vous avez raison tout seul, restez donc tout seul" (?), mais votre deuxième phrase me laisse perplexe. J’ai beau la retourner dans tous les sens, je ne sais pas trop quoi en faire.
      J’ai envie de vous demander si vous pensez que le plan Macron recueille l’assentiment majoritaire, idem pour le travail du dimanche, pour les traités européens ratifiés par la France, ou pour l’ensemble des politiques menées depuis 30 ans qui ne servent plus l’intérêt général mais celui des classes dominantes ?
      J’ai aussi envie de vous demander si vous pensez que les appels du général de Gaulle à l’été 40 recueillaient l’assentiment majoritaire ?
      Ou si vous pensez que l’expression des mutins et des grévistes dans les tranchées de 14/18 recueillaient l’assentiment majoritaire ?
      J’ai envie de savoir quel type d’idées vous portez vous-même si vous ne proposez que celles qui recueillent déjà l’assentiment majoritaire ?

      repondre message


  • Après le congrès du M’PEP

    21 décembre 2014 12:54, par Cava

    Les commentaires du style, "pourquoi faire un autre parti quand il existe des factions au sein d’autres partis qui devraient se réunir, etc." sont aberrants.

    Des années que ces factions se montrent incapables d’infléchir leurs organisations respectives. Concernant le PS, c’est carrément une arnaque que de faire croire que le parti pourrait avoir encore quelque chose de gauchisant en son sein. Depuis Mitterand, nous n’avons vu AUCUNE inflexion dans le sens d’un revirement à gauche. Le PC est de même vérouillé par le haut tandis que le PG friquotte avec ces ennemis de l’indépendance nationale que sont les Verts.

    L’heure n’est plus à la patience, ou à prendre des gants pour ménager les irresponsables à la tête de ces partis et organisations de gauche inconsistantes et inconséquentes.

    repondre message


  • Après le congrès du M’PEP

    21 décembre 2014 13:38, par 22NONO

    Bonjour,
    De plus en plus de citoyens prennent
    confusément conscience du pouvoir mortifère
    des institutions européennes et de ses satellites.
    Malheureusement "l’offre politique" sur le plan national ne suit pas et élaborer
    un contre discours dans le contexte médiatico-politique actuel est extrêmement
    difficile.
    Les priorités sont aujourd’hui de faciliter l’émergence de ce contre discours auprès de la population et de fédérer les formations politiques qui pourraient y adhérer.
    Cette solution a déjà été proposée par l’UPR : se mettre d’accord sur l’essentiel et mettre de côté ses désaccords sur les sujets de société qui fâchent.
    Moi même membre du PG, définitivement hostile à cette Europe, farouche partisan d’une sortie de l’Euro, je soulève systématiquement ce problème auprès des camarades qui ne comprennent pas les réticences de nos dirigeants.

    repondre message


  • Après le congrès du M’PEP

    21 décembre 2014 17:44, par Alain Brachet

    Et une organisation politique de la « gauche de gauche » de plus ! Comme s’il n’en y avait pas déjà une pléthore !
    Même si, sur beaucoup de questions on a des réponses justes (notamment sur l’euro et l’UE), cela ne suffit pas pour entraîner les « masses », c’est-à-dire la force humaine majoritaire qui peut seule ébranler l’édifice capitaliste actuel.
    Fort heureusement, il est apparu une voie de progrès possible avec le Front de Gauche (FdG), car il réunit en l’état deux forces politiques indispensables (et pas encore devenues minuscules !) : le PC et le PG. C’est-à-dire, d’une part, un parti qui fut le « parti de la classe ouvrière » et qui reste le parti le plus proche à ce jour des couches populaires : le PC. Et d’autre part un parti proche d’une fraction de couches moyennes, qui a compris qu’elles ne gagneront pas seules la bataille, et qu’il leur faut s’unir avec les couches populaires. Ce qui se matérialise par cette union de leurs partis respectifs : PC et PG dans le FdG. Cette alliance ne peut englober désormais le PS (autre parti de couches moyennes) qui persiste pour l’instant à croire que c’est dans son alliance (sa subordination ?) au Capital, qu’il peut conserver quelques miettes. Un FdG qui se développerait, entraînerait dans son mouvement sur les deux côtés de ses composantes essentielles, une masse accrue de gens de plus en plus inquiets pour leur quotidien et leur avenir. Ce FdG avait fait une belle percée lors des présidentielles, mais il tend à stagner depuis, notamment en ignorant certaines positions, dont celles que le M’PEP défend quant à l’euro et l’UE.
    Il faut aider ce FdG à surmonter ses difficultés. La place d’un M’PEP serait bien venue au sein ou en collaboration avec ce FdG, pour y apporter sa bonne parole… Minuscule, inaudible, et en opposition frontale avec le FdG, en tant que nouveau parti , il dessert la cause qu’il veut défendre…

    repondre message


    • Après le congrès du M’PEP
      22 décembre 2014 08:27, par Cava

      Ces organisations ont montré leur incapacité à répondre au problème fondamentale de la souveraineté nationale. Que voulez-vous construire comme projet politique dans une colonie ??? Des années que les voix comme celles du MPEP sont méprisées par les instances dirigeants d’un FDG incapable. Des années ! Et vous allez faire la leçon à ceux qui décident de tenter quelque chose au lieu de se fourvoyer dans le réformisme européiste ???

      repondre message


    • Après le congrès du M’PEP
      22 décembre 2014 12:33, par Coralie

      Encore un parti ? un de plus. Chaque personne ayant gouté au pouvoir ne peut se passer d’en avoir plus. C’est le propre de l’homme. Il y a une solution : que nous soyons tous des candidats. car la vraie démocratie c’est ça : l’expression et l’écoute de tous. Le plus fort c’est que le terme de démocratie est utilisé pour son contraire et tout le monde l’accepte. Non ça suffit,je ne donnerai plus ma voix à un "maître" plus de maîtres, élection = piège à cons alors sortons en ! comment ?
      Une opération dans ce sens se prépare. Le mouvement démocratie réelle (et pas parti) propose une action citoyenne pour les prochaines élections et elle mérite une attention particulière... voyez la vidéo :
      http://www.democratiereelle.fr/tous-candidats-reellement/

      repondre message


      • Après le congrès du M’PEP
        26 décembre 2014 10:38, par JL

        Bonjour Coralie
        je ne comprends rien de ce que vous écrivez ici.
        Vous voulez "sortir des élections piège à cons" en invitant le maximum d’individus à se présenter aux élections...? Les électeurs ne sont-ils pas déjà assez blasés, aigris, paumés ou découragés ? Quelle perspective politique comptez-vous offrir avec ce genre de jeux ?
        Au passage, je ne souscris pas non plus à vos propos sur "le propre de l’homme". Trop péremptoire, et unidimensionnel. On pourrait à ce compte dire aussi : chaque personne ayant goûté au calme (à l’amitié, à la lecture, au rire, à la caresse de l’air sur sa peau...) ne peut se passer d’en avoir plus ; ce ne serait ni plus juste ni plus faux sur la "nature" humaine.

        repondre message


  • Après le congrès du M’PEP

    21 décembre 2014 19:05, par Frédéric Maurin

    Bonne note est prise dans mon carnet rose :

    http://rupturetranquille.over-blog.com/2014/12/carnet-rose-un-beau-bebe.html

    Félicitations aux parents ! Et longue vie à l’intéressé.

    repondre message


  • Après le congrès du M’PEP

    21 décembre 2014 19:44, par MOUREAU Serge

    Bonjour

    Excellente analyse, tout cela est très bien vu et clair pour moi et de nombreuses et nombreux citoyens qui ne se font plus aucune illusion sur ce qui est encore appelé "gauche"
    Je pense qu’il est urgent de vous rapprocher de l’UPR de François Asselineau qui est le seul parti ayant appelé à sortir de l’UE et de l’euro lors des européennes.
    Un dialogue et un rapprochement fructueux ets absolument nécessaire pour enrayer sérieusement la montée du FN et promouvoir un programme à la fois de résistance à l’ordre néo libéral et constructif s’appuyant sur l’union du peuple.
    Vous avez de s points de convergence sur l’essentiel : sortir de l’UE, de l’Euro, de l’Otan. Ce n’est pas rien pour ne pas dire beaucoup. je vous y invite fortement comme vient de le faire une aitre personne ayant répondu à votre article post congrès
    Fraternellement

    repondre message


  • Après le congrès du M’PEP

    22 décembre 2014 04:02, par José Eduardo Ribeiro Moretzsohn

    "...Le M’PEP va maintenant assumer clairement et visiblement qu’il est un parti politique. La nouvelle étape dans laquelle s’engage le M’PEP est la conséquence logique de cette analyse. ... Démunies de partis politiques défendant structurellement leurs intérêts, les classes populaires et moyennes, c’est-à-dire les classes dominées, ont besoin que de tels partis apparaissent. ..."

    Il me semble très important, lors de la création de le parti M’PEP, qu’il y reste évident le "pourquoi est’il important que les classes dominées ont des partis que défendent leur interêts", ou "pourquoi voulons-nous les défendre". La raison plus forte que je vois là c’est que, les libérer est important vers la libération de l’humanité entière, de notre civilization même ; parce qu’il faut — en outre de changer de pénurie en abondance la prémisse qui régle notre existence bas la domination — nous libérer de tous les valeurs idéalisés qui, lointaines de la nature et de le besoin humaines, sont la base de la civilisation chrétienne-capitaliste que nous exproprie de nos ressources et de notres caractéristiques naturelles, et opprime.

    repondre message


  • Après le congrès du M’PEP

    22 décembre 2014 14:12, par François Coudert

    Je partage 99.9% de l’analyse que je viens de lire mais :
    La rupture avec le néolibéralisme et la mondialisation ? évidement mais comment. Les français dans la merde ne sont pas encore assez nombreux et la grande majorité d’entre eux accepterait mal de renoncer aux produits bas-coût qui arrivent du bout du monde par milliers de conteneurs !
    Le regain de souveraineté nationale est aussi indispensable pour retrouver un peu de démocratie mais :
    Pensez-vous que le M’PEP puisent rivaliser avec Marine Le Pen sur cette ligne ?
    Il sera qualifié de groupuscule d’extrême gauche par les médiats et ses militants de terroristes.
    Je reste donc à ATTAC pour continuer à diffuser une information destinée à multiplier les prises de consciences. J’y milite pour les générations avenir et je ne pense pas qu’un nouveau parti de vrai gauche me fera vivre le Grand Soir.
    François Coudert , (CEL Attac-Sud-Essonne)

    repondre message


    • Après le congrès du M’PEP
      26 décembre 2014 12:37, par JL

      Bonjour Monsieur
      alors sincèrement, je ne pense pas que vous puissiez estimer à 99.9% votre adhésion au texte ci-dessus.

      Votre commentaire soulève bien des questions à la fois :

      - sur les gens qui accepteraient mal de renoncer aux camelotes du bout du monde... Avec tout mon respect, je trouve que c’est un brin méprisant ou en tout cas très dévalorisant pour nos compatriotes. Ce n’est pas par goût profond et naturel qu’on consomme comme on consomme aujourd’hui, mais bien dans le cadre d’un système qui y force.

      - sur le Pen, pensez-vous qu’il faille encore se demander si on peut ou non « rivaliser » avec elle ? A quoi vous avancera de vous estimer déjà perdant face à des partis d’extrême-droite ? Personnellement, votre formule du « rivaliser avec le Pen sur cette ligne » ne me convient pas du tout. Car enfin, expliquez-moi ce que la ligne du M’PEP aurait à voir avec des partis d’extrême-droite, nationalistes, xénophobes, et qui plus est profondément néo-libéraux de toujours sous leur maquillage populaire ?

      - que peut bien vouloir dire : « un peu de démocratie » ?
      De plus, vous associez en deux phrases « regain de souveraineté », « un peu de démocratie », et « ligne de Marine Le Pen »… et là je suis perdu, je vous avoue. Vous ne pensez tout de même pas que Le Pen aille avec démocratie ?

      - votre souci des générations à venir est louable, mais est-ce à dire que vous tirez un trait sur les actuelles ? Sans un sacré coup de barre, je ne sais sous quel type de civilisation vivront ces générations à venir, ni si elles seront encore capables de comprendre la moindre analyse critique, y compris celles d’ATTAC.

      - vous semblez avoir peur des chiens de garde qui vous traiteraient de terroriste membre d’un groupuscule d’extrême-gauche si vous étiez au M’PEP. Que vous dire ? La bêtise et la propagande feront-elles rentrer la tête dans le cou et les c… dans les intestins à tous ceux qui ne prosterneront pas devant la catastrophe néo-libérale ? Ce qui semble à vous lire, c’est que vous parlez comme quelqu’un qui considère la démocratie comme définitivement perdue, qui s’estime vivant en dictature, et ne compte plus que sur quelques graines de conscience pour l’avenir jetées à la sauvette sur un champ de ruines ?

      - qui a parlé ici du Grand Soir ? Avant même de pouvoir mettre en œuvre une politique qui soit le socialisme, il importe de reconquérir la souveraineté du peuple français, de lui permettre de choisir son destin et non de subir sa propre désintégration en même temps que la disparition de tout ce que nous avons appelé la civilisation.

      Pour cela, il y a besoin de vous !

      repondre message


  • Après le congrès du M’PEP

    23 décembre 2014 18:37, par Colin

    Excellente analyse, et l’idée est salutaire !
    Il y a clairement un espace à prendre avant que les liens avec le FdG ne garantissent aux idées du MPEP de s’échouer dans la chute inévitable de ce cartel foireux, et ne laissent le boulevard complet au FN !
    Quant à l’influence du parti, évidemment elle sera minime au début, mais d’une part, vu l’urgence, il est de toute évidence impossible de continuer à tenter de convaincre la "gauche" de revenir à la raison, et d’autre part, les temps de crise révèlent bien des surprises...

    repondre message

Haut de la page