De la peur à la vie, transformons l’humeur noire en action collective !
samedi 2 janvier 2016
Auteur : par webmaster

Les vœux du Parti de l’émancipation du peuple

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DE LA PEUR A LA VIE, TRANSFORMONS L’HUMEUR NOIRE EN ACTION COLLECTIVE !

Les vœux du Parti de l’émancipation du peuple

Le 2 janvier 2016.

2015 s’est achevée sous le règne de la peur. Pris dans les nasses de la mondialisation et des politiques néolibérales d’austérité et de chômage qu’elle instaure, soumis au harcèlement médiatique et institutionnel de la menace de la dette publique, des réformes qui démantèlent le droit du travail, la Nation et la République, de l’irrépressible décomposition des repères gauche-droite, le peuple français se heurte au vide d’avenir, toutes générations confondues. L’absence de perspectives d’un retournement des prophéties des chantres néolibéraux et de leurs serviteurs zélés plonge chacun dans la tentation du repli sur soi. Comme si, tel l’orage, la mondialisation qui frappe les peuples pouvait cesser d’elle-même. Comme si la mémoire collective des combats, qui ont permis les grandes conquêtes sociales, avait été effacée. Comme si chacun, camisolé par la peur et terrorisé par le vide, avait perdu la raison. Le peuple, en plein désarroi, éperdu de défiance, est d’humeur noire. Chacun, livré à lui-même, tente de chasser l’angoisse qui le tenaille comme il le peut. Quitte à se jeter dans le vide car désormais enfle le discours du Front national, martelé et relayé sans vergogne, tellement utile pour entretenir la peur et la fascination du vide et du pire.

Certes, ce phénomène ne date pas d’aujourd’hui. Mais la violence sociale, économique, antidémocratique, qui s’accentue, sans résistance politique, démultiplie le mal qui ronge, lui confère un caractère apparaissant irréversible et indépassable. La couardise des partis politiques, de droite comme de gauche, leur servitude à l’Union européenne et à la mondialisation, est en ligne de mire.

2015 s’est achevée comme elle avait tragiquement commencé. Par la terreur. Celle des assassins de la liberté d’expression, fous de Dieu, antisémites, ennemis de la fraternité, de la liberté et de l’égalité. Et la terreur engendrée par les mots du gouvernement a pris le relai. La guerre. L’État d’urgence. Une réforme constitutionnelle pour y inscrire comme dans le marbre l’État d’urgence. Fiches S. Perquisitions. Assignations à résidence, y compris pour des militants de causes justes et pacifiques.

D’abord sous l’emprise de l’émotion, pris en tenaille entre la peur institutionnalisée et les actes meurtriers, dépourvu de perspectives éclairantes, condamné à subir, le peuple ne mesure plus sa capacité potentielle de résistance collective. Certes, ici et là s’allument des feux qui couvent, ceux de salariés refusant la liquidation de l’entreprise qui les employaient, de fonctionnaires acharnés à défendre le service public. Mais ces feux s’éteignent aussitôt, privé du relais populaire et syndical qui pourrait embraser la France et créer les conditions d’un changement radical de système politique.

2016. Que faire de ce temps qui advient et précède les élections présidentielle et législatives ? La campagne des classes dominantes a déjà commencé. Le tripartisme s’est installé, un nouveau bipartisme se prépare. Les candidats putatifs fourbissent leurs armes, fomentent des coups tordus, organisent de petits meurtres entre amis. La gauche de gauche liquéfiée prépare la cérémonie de son suicide. Les partis politiques d’hier, d’abord préoccupés par leur propre devenir, vivent dans un monde clos. Loin, tellement loin des solutions à mettre en œuvre pour résoudre les grandes questions sociales, économiques, démocratiques qui hantent la société française. Le dégoût qu’ils inspirent emporte avec lui tout espoir de faire de la politique un levier de libération.

Le temps presse. D’autant que l’effort à accomplir et les actions à mener sont colossaux. Il n’est plus l’heure de palabrer, de se morfondre, de pleurer au chevet de la gauche décomposée, d’invoquer les esprits pour conjurer le mal personnifié par le Front national – idiot utile du nouveau bipartisme et du système - mais de transformer l’humeur noire en conscience active et en résistance collective. Pour se débarrasser de la carapace de dégoût qui contraint les mouvements et anesthésie la raison, empêche de s’engager et d’agir, nous avons besoin de perspectives et d’armes de combat. Emparez-vous du programme de libération nationale et de justice sociale que le Parti de l’émancipation du peuple propose. Parlez-en. Participez à ses améliorations. Complétez-le. Pensons ensemble. Ce programme est un trousseau de clés destiné à déverrouiller le piège mortifère de la mondialisation cadenassé par les institutions supranationales qui ont confisqué la souveraineté nationale et populaire, la mémoire des luttes, la force révolutionnaire d’un peuple en mouvement, l’attachement historique à la devise républicaine. C’est par l’action collective que peut renaître le goût du printemps et le temps des cerises.

2017 : c’est demain. Soyons des conquérants ! Nous avons tout à gagner !


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Forum de l'article  -15 Messages

  • Nous n’avons vraiment pas besoin de votre attitude pessimiste en guise de vœux, décidément il nous manquez des bases essentielles de l’humanité que vous revendiquez pourtant . Croyez-vous vraiment que vous allez faire commerce avec ce mode de communication ? Votre discours ne vaut pas plus que celui de François Hollande à l’occasion de ses vœux .
    Vos présupposés sur les pensées du peuple et de ses souffrances n’appartiennent qu’à votre opinion .

    C’est bien naturel compte tenu de votre vision pyramidal de la création d’un parti et les posture d’autorités qui les gouvernent.
    C’est avec compassion que je vous souhaite une belle année de force d’inventivité et le courage sans compter l’audace qui vous manque totalement.

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    • C’est précisément la notion de politique vue comme un commerce qui l’a tuée.
      Je ne pense pas que l’on puisse reprocher au MPEP une attitude opportuniste et commerciale.
      Et pour ma part en,Désaccord avec vous, je considère que le M’PEP est courageux pour
      démontrer la nécessité de sortir du capitalisme. Mais je ne suis pas sur que vous soyez en mesure de
      Comprendre ce que cela signifie.

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      • Voici mes vœux

        Nous nous enracinons dans la désobéissance, notre bien commun.

        À la terre,
        nous manifestons notre refus de sa destruction.

        À tous les agriculteurs, éleveurs
        Nous demandons leurs résistances à utiliser les OGM

        À toutes les populations vivant dans la peur nous disons notre refus du capitalisme.

        À tous les pays en guerre
        nous affirmons notre opposition à la vente d’armes.

        Pour tous les exilés
        nous refusons leurs martyrs sous les bombes et la torture.

        Pour tous les migrants
        Nous agissons pour la création de couloirs humanitaires.

        À tous les musulmans,
        Nous ouvrons nos bras pour la paix.

        À tous les médias,
        Nous dénonçons les manipulations obscènes.

        À tous les gouvernements complices, nous refusons la légitimité Électorale.

        À tous les dogmes, et religions
        Nous demandons le respect de la laïcité

        À tous les états membres,
        Nous demandons de dénoncer le caractère
        Illégitime de la communauté européenne.

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    • Première bonne résolution pour 2016 : apprendre à lire ce qui est écrit et se débarasser de ses postures a priori destructrices. De l’audace écrivez-vous ? Mais oui nous en avons ! De l’optimisme et de la détermination ? Oui nous en avons ! Relisez mieux le texte et surtout jusqu’au bout ou bien ne nous lisez plus du tout ! Cela vous permettra de vous complaire dans vos certitudes et vos jugements sans démonstration.
      Bon courage Monsieur ou Madame Borniolli
      Ah au fait pour les conseils en com on attend vos suggestions !

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      • Comme on est suffisant ... ! .
        Cher anonyme
        dans vos connaissances et votre intelligence toutes exclusions sont possibles y compris les conseils et leçon de morale que vous donnez à un membre de votre sparti.
        Lisez plutôt ceci : Faire une faute d’orthographe dans un nom commun c’est une faute, faire une faute d’orthographe dans un nom propre ce n’est pas une faute mais une indélicatesse. Un citoyen ça se respecte quelque soit votre différence et quelque soit la sienne…
        Gardez-vous plutôt de jugement d’humeur noire et construisez ce qui peut devrait être le plus cher en vous : faire réussir votre parti du peuple.

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  • Lu et approuvé.

    (Attention : « oublie du s dans le texte à « relai »)

    Bonne année 2016 de combats et d’avancées.

    Cordialement.

    Serge Marquis

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    • NON LA GRAPHIE QUI CONVIENT ICI C’EST BIEN RELAI.
      L’étymologie signale que le mot relai est d’abord le dérivé de relayer (XIIIe siècle) puis par analogie (?) le mot s’est écrit relais (comme s’il dérivait de relaisser). La réforme orthographique de 1990 a proposé de revenir à la graphie relai (sur le modèle de délai), mais, "relais" est resté, par inertie sans doute, mais n’est pas considéré comme exact.Il ne s’agit pas d’être puriste mais vigilant devant l’adversité qui affaiblit volontairement notre langue. La dérive fédéraliste orchestrée depuis les EUA a besoin aussi de ce lissage par le bas de la langue. La volonté de la co-officialité avec d’autre langues régionales, l’anglais ou le globish devenu langue première dans les grandes écoles...La langue scelle un peuple. Résistons à cet endroit aussi.

      Bonne année
      Danielle G.

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  • OUI !!....sortons de ce magma pessimiste orchestré par ceux la même qui nous ont conduit la où nous en sommes !!...faisons un retour sur notre histoire...ne nous laissons pas "ensorceler" par ces traitres...sortons du replis individualiste...nous avons tous dans notre famille, chez nos proches...quelqu’un qui peu nous parler de l’époque des conquêtes sociales..et nous montrer ce que nous avons perdu....et sommes en train de perdre...faire descendre le théorique et l’analyse nécessaire au niveau de ceux qui en souffre...et pour ça l’histoire est riche...sécu, congés payés, solidarité...

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  • Très bon papier ou tract !

    Il joint le rationnel et le lyrique.

    Ce serait intéressant de connaître le nom de cette belle plume. L’anonymat n’a pas que des qualités !

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  • Il faudrait que tous les mouvements qui oeuvrent dans la même direction (ex : "pour une constituante" de A. Bellon)se rassemblent et AGISSENT :affichage, tractage etc...Mais chacun tirant la couverture à soi, on n’y arrivera jamais. Ils le savent bien tous nos dirigeants !!!

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  • Oui, la colère, la juste et sainte colère contre les marchands du temple d’hier, qu’on appelle les capitalistes aujourd’hui. Je suis en colère et cette colère est un tremplin pour l’action, elle permet de nous réveiller et de faire plus que simplement nous indigner. Elle est une énergie puissante qui anime beaucoup de gens. Oui, nos concitoyens sont en colère - non, ils sont furieux et ils ont raison et toutes les bonnes raisons pour l’être. Ils en ont marre d’être pris pour des imbéciles, d’être insultés par une soit-disant "élite" qui n’est qu’une oligarchie qui s’en met plein les fouilles pendant que nous autres, on survit.

    J’espère que cette colère enflera et animera notre peuple comme elle l’avait fait en 1789, durant les révolutions du XIXème siècle, en 1870, en 1936 et 1945, pendant l’occupation. Les résistants étaient aussi en colère de voir leur pays maltraité. A nous de prendre le relais.

    Cela dit, je ne pense pas que cela se fera par le biais des urnes même si c’est effectivement le cas de figure le plus souhaitable. Le System est tellement verrouillé, que pour renverser la table et inverser le rapport de force en faveur des classes dominées, il faudra bien plus que ça. Après tout, on ne fait pas la guerre avec des bons sentiments - les classes dominantes nous font la guerre et elles n’ont aucun "bons" sentiments envers nous autres des classes dominées.

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  • Petite réflexion en guise de vœux 2016.
    Amitiés
    Paul

    Etre présent dans chaque action, c’est être conscients ce qui nous y a conduits, pour décider ou l’on veut aller.
    • Nos racines sont-elles encore vivantes pour donner de nouvelles pousses ?
    • Sommes-nous capables de restaurer nos valeurs civiques et spirituelles ?
    • L’Europe n’est-elle pas dans une éclipse spirituelle et n’en souffrons-nous pas ?
    • Notre juridisme sans âme, notre humanisme rationaliste, l’abolition de la vie intérieure et une élite qui semble avoir perdu le sens des valeurs supérieures n’est-elle pas le signe que notre système occidental est dans un état d’épuisement spirituel et que nos âmes sont encombrées de futilités ?
    Source de réflexion : Soljenitsyne

    Pouvons-nous retrouver les bases christiques qui n’inspirent plus du tout notre modèle républicain, en construisant l’organisation sociale de façon vraie et non mensongère sur la base du triptyque : Liberté-Egalité-Fraternité ?
    • Protégeons les petites lucioles que nous voyons vaciller au loin.
    • Protégeons et éduquons notre jeunesse à penser par elle-même
    • Remettons de la connaissance spirituelle dans la matière.

    L’Europe normative ne nous a-t-elle pas éloignés de nos plus proches ?
    N’est-elle pas faite uniquement par et pour les institutions financières et soutenue par les institutions ecclésiastiques diverses ?
    Pouvons-nous pour survivre, continuer à accepter leur anti-moralité ?

    Osons parler à partir de la conscience de l’esprit libre :

    "Liberté ! Nom accueillant, nom humain, toi qui contiens en toi tout ce qui est cher à la moralité, que mon humanité estime au plus haut point et qui ne fais de moi l’esclave de personne, toi qui ne te contentes pas de poser une loi, mais qui attends ce que mon amour moral reconnaîtra lui-même comme loi, parce qu’en face de toute loi qui lui est qu’imposée il se sent non-libre." (R. Steiner)

    C’est bien l’amour moral que nous devons cultiver, celui qui n’est pas tourné vers nous mais vers l’autre.

    Si cette impulsion chrétienne de l’amour qui ne juge pas est oubliée, nous reviendrons à la loi du clan où l’individu n’est plus reconnu, et ceci au plan mondial. A chacun d’en observer déjà les prémisses.

    Bon chemin à vous tous pour cette nouvelle année 2016.

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  • Bonsoir,
    J’ai dans l’idée que tout est déjà plié pour la présidentielle de 2017.
    Sauf événement imprévisible, donc peu probable, nous nous orientons vers un second tour Marine Le Pen (MLP) contre Hollande ou Juppé. Ce dernier étant fortement mis en avant par les médias, aux ordres de qui l’on sait : la French American Foundation.
    Donc Sarkozy, que personne ne regrettera, devrait être battu aux primaires LR.
    Dans ce cas de figure, avec la présence de MLP au second tour, il est évident que les Français seraient cocufiés, et ce pour cinq ans de plus.

    Comment faire pour éviter cela ?
    Je ne vois guère qu’une solution, mais elle n’est pas simple. Loin s’en faut. Obtenir coûte que coûte une alliance entre l’UPR, le PEP, le PRCF et même le POI, qui sont les quatre formations favorables à la triple sortie (UE, euro et OTAN). Et même pourquoi pas avec Jacques Cheminade, même s’il n’a jamais vraiment parlé jusque là de la triple sortie.

    Je mesure combien ce sera très difficile, tant les égos sont importants et notamment celui d’un certain président fondateur en 2007. Mais il en va de l’avenir de la France. Et puis, avec la rédaction d’un programme commun de gouvernement (cela rappellera des souvenirs à certains) basé sur le Nouveau CNR comportant outre la triple sortie, des propositions concrètes, cela pourrait apporter du crédit auprès des élus dans la quête des parrainages. Et ensuite, ce candidat pourrait dans de meilleures conditions parler aux Français.
    Pourquoi cet accord ne pourrait pas aller jusqu’à une répartition des rôles : le candidat désigné du groupe des quatre s’engageant à présenter nommément son gouvernement,du moins les principaux maroquins (Premier ministre, ministre des finances, des affaires européennes, des affaires étrangères...
    Sinon, il est probable que dans le cas où l’UPR aurait ses signatures, ce parti fera 2% à tout casser, et c’en sera fini pour cinq ans.
    Et dans quel état sera la France en 2022 ? Si elle existe encore...
    Je crois que c’est la carte qu’il faut jouer, compte tenu de ce que prépare Urvoas et sa clique afin, dit-on, de "moderniser" les règles de l’élection présidentielle.
    Qu’en pensez-vous ?

    Cordialement.

    Thierry Saladin

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  • La question des alliances,des rapprochements politiques pourtant nécessaire n’est pas abordée.Sans ces alliances il reste difficile de peser dans le jeu politique et institutionnel.Au reste,vos analyses ont non seulement le mérite d’exister mais aussi d’offrir une analyse cohérente (mérite principal à mon sens),lucide et pertinente de la situation politique,sociale et économique dans laquelle nous sommes plongés.Ce que vous expliquez de la construction européenne (telle qu’elle existe)et de l’euro est évidemment décisif.C’est peut-être même la clé permettant de comprendre le marasme économique persistant dans lequel nous nous trouvons.Ne pas tenir compte de cet état de fait en refusant de l’intégrer à une programmatique politique crédible n’est pas sérieux.En ce sens votre démarche est valable,crédible et digne d’intérêt.Comment envisager dès lors que vos idées dépassent le cadre malheureusement trop restreint de la confidentialité ?Les idées n’ont de valeur que si celles-ci circulent conformément à un principe cher aux Lumières du XVIIIème siècle.De ce point de vue je suis optimiste même si je pense qu’il faut toujours un certain temps avant que les idées soient entendues,comprises et fassent l’objet d’une réappropriation citoyenne dans tous les cercles,organisations que l’on voudra:associations,partis politiques...etc.C’est le voeu que je forme pour l’année 2016.Suite à la lecture de votre texte,fort bien écrit et convaincant,je vous souhaite une bonne & heureuse année 2016 !

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