L’engagement politique : c’est maintenant !
lundi 13 janvier 2014
Auteur : par webmaster

La démonstration est faite. Cruellement pour des millions de citoyens. Le gouvernement Hollande-Ayrault, mal nommé de « gauche », improprement « socialiste », a fait la preuve, s’il en était besoin, qu’il mène une politique de droite, c’est-à-dire au service des classes dominantes. Il sert sans la moindre vergogne les intérêts du Medef et de l’Union européenne, l’un des piliers essentiels de l’ordre néolibéral. Il avance, sans obstacle sinon l’écœurement des catégories populaires et plus largement du peuple de France. Il écrase le pouvoir d’achat de la population en laissant filer le chômage et en augmentant la TVA. En faisant voter par l’Assemblée nationale le premier volet de l’Acte III de la décentralisation, là encore improprement nommé, le gouvernement Hollande-Ayrault, que l’on peut désormais sans se tromper qualifier de droite masquée, vient de brader la construction républicaine. Les communes seront dépouillées de compétences majeures, paupérisées et sous tutelle des métropoles et des régions. Les départements, eux aussi, seront sous contrôle direct, voire menacés de disparition. En Ile-de-France, par exemple, la métropole absorbe les départements du 75, du 92, 93 et 94 !

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L’ENGAGEMENT POLITIQUE : C’EST MAINTENANT !

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 13 janvier 2014.

La démonstration est faite. Cruellement pour des millions de citoyens. Le gouvernement Hollande-Ayrault, mal nommé de « gauche », improprement « socialiste », a fait la preuve, s’il en était besoin, qu’il mène une politique de droite, c’est-à-dire au service des classes dominantes. Il sert sans la moindre vergogne les intérêts du Medef et de l’Union européenne, l’un des piliers essentiels de l’ordre néolibéral. Il avance, sans obstacle sinon l’écœurement des catégories populaires et plus largement du peuple de France. Il écrase le pouvoir d’achat de la population en laissant filer le chômage et en augmentant la TVA. En faisant voter par l’Assemblée nationale le premier volet de l’Acte III de la décentralisation, là encore improprement nommé, le gouvernement Hollande-Ayrault, que l’on peut désormais sans se tromper qualifier de droite masquée, vient de brader la construction républicaine. Les communes seront dépouillées de compétences majeures, paupérisées et sous tutelle des métropoles et des régions. Les départements, eux aussi, seront sous contrôle direct, voire menacés de disparition. En Ile-de-France, par exemple, la métropole absorbe les départements du 75, du 92, 93 et 94 !

L’euro-régionalisation, tactique retenue par l’Union européenne pour déconnecter les citoyens de leur attachement au pays, à la nation, avance à marche forcée. Evidemment, certains pourront penser que cette démolition programmée de la France, de ses structures démocratiques, passe au-dessus de la tête de la majeure partie des citoyens. C’est vrai, puisque l’opacité est quasi totale. Les élections municipales vont avoir lieu en mars 2014 sans que le sujet majeur, la disparition quasi absolue des communes, ne figure dans les argumentaires des listes des candidats : ni ceux de droite, ni ceux de gauche, ni ceux de l’extrême-gauche. On ne s’arrêtera pas ici sur quelques exceptions éparpillées sur le territoire qui pourtant ont le mérite de ne pas cacher la réalité aux électeurs.

Mais ce calcul politicien, à court terme, qui conduit à promettre mille merveilles, comme la création de nouveaux services publics locaux ou de logements, se retournera contre les candidats et leurs organisations politiques qui ont choisi de se taire ou de mentir pour attirer à eux les voix des électeurs pris en étau entre chômage, baisse du pouvoir d’achat, bas salaires, etc. Tous les candidats qui choisissent de se taire, de camoufler la réalité font le choix de la complicité. Leurs électeurs découvriront le pot aux roses après les élections municipales, lorsque le dernier volet de l’Acte III de la décentralisation sera débattu et adopté par l’Assemblée nationale : il ne restera alors aux communes que le pouvoir de gérer la « mobilité durable » et « la qualité de l’air » comme le prévoit le texte de loi.

Le « tous pourris », « tous menteurs », connaîtra alors une nouvelle vigueur, au grand bénéfice du Front national ! Le M’PEP a choisi, lui, de dire la vérité. De considérer les électeurs comme des citoyens aptes à juger et à réagir face à la réalité. L’Acte III est une nouvelle trahison du gouvernement, marionnette de l’Union européenne qui lui dicte sa conduite. Si l’on veut en juger sur pièce il suffit de lire les vives recommandations de l’Union au gouvernement, en date du 29 mai 2013 :

http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/nd/csr2013_france_fr.pdf

Le programme de l’Union européenne est clair : réduction de la dette publique, diminution des effectifs de la fonction publique, réforme des retraites (opérée dans la foulée à la fin de l’été par le gouvernement avec le passage à 43 ans de cotisation), Acte III de la décentralisation, mobilité des fonctionnaires, y compris au niveau européen, etc.

Les élections au Parlement européen de mai 2014 seront une cruelle occasion de légitimer l’Union européenne dont l’unique objet est de briser résistances sociales, démocratie et nations pour mieux inféoder les peuples au libre-échange et à la guerre de tous contre tous. Le M’PEP refuse d’être complice de cette odieuse manipulation. Il n’y a pas, et il n’y aura jamais, d’Europe sociale. Autant demander au Medef de se transformer en syndicat des travailleurs ! Le 25 mai, nous appelons à boycotter la mascarade élective. Une instance antidémocratique ne peut aller chercher les voix de ceux qui en sont les victimes. C’est par un non massif, comme celui du 29 mai 2005 au Traité constitutionnel européen, que les Français doivent rétorquer. Leur non passera par un refus de vote, une abstention tonitruante. L’Union européenne ne passera pas par nous ! Pas de quitus au parlement européen, valet de la Commission. Les dirigeants de l’Union européenne ont d’ailleurs bien compris le danger : ils viennent d’investir plus de 2 milliards d’euros pour mener une campagne dans les 28 pays de l’Union visant à convaincre les citoyens qu’il faut aller voter. Ils ont besoin de la caution des électeurs. Nous ne leur donnerons pas.

Sortir de l’Union européenne pour reconquérir la souveraineté populaire et nationale devrait être l’Acte I de toutes les forces progressistes, afin de conduire des politiques de transformation sociale respectueuses des besoins des catégories populaires, de tous les salariés, des artisans, des privés d’emplois. Le M’PEP n’est pas complice de tous ceux qui ont abandonné la lutte pour le plein-emploi. Rétablir des barrières douanières et mettre en place des coopérations entre les pays qui le souhaitent, sur la base d’un échange équilibré, est une alternative possible et souhaitable. Pas seulement pour les peuples vivant au sein de l’Union européenne mais pour tous les peuples du monde.

En ce début d’année, que tous ceux qui souffrent, qui doutent, qui se désespèrent, tournent leurs regards vers l’Amérique latine : là où les peuples ont reconquis leur souveraineté et construisent, pas à pas, des accords de coopération internationale fondés sur l’égalité et la réciprocité.

Il est désormais incontournable de reprendre en main notre destinée collective. Pour cela, avant tout, c’est l’engagement collectif qui marque la rupture avec le chacun pour soi, le repli, la solitude et la désespérance et la dictature des marchés. L’engagement politique, citoyen, le partage des expériences et la construction d’un projet de société et d’un programme de transformation sociale : c’est exactement ce que fait le M’PEP, au plan national et dans ses fédérations. Désormais le M’PEP appartient à une association internationale réunissant des forces existantes en Grèce, en Espagne, en Italie, à Chypre… qui agissent ensemble pour un but commun : retrouver la liberté de gouverner son pays en respectant la volonté du peuple. Alors ? N’attendez plus, rejoignez-nous ! Faites de la politique pour changer les politiques.

Adhérez au MPEP !


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Forum de l'article  -15 Messages

  • L’engagement politique : c’est maintenant !

    13 janvier 2014 20:46, par nops

    Le boycott est une erreur, il revient à leur concéder une certaine légitimité de candidature.
    La meilleure des choses à faire est de nous emparer des élections. Que chaque citoyen électeur présente sa propre candidature est bien plus pertinent.

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    • L’engagement politique : c’est maintenant !
      13 janvier 2014 23:36, par RCh

      Questions à nops : je ne comprends pas votre raisonnement : comment un boycott peut légitimer une candidature ?
      Présenter une candidature n’est pas donné à tout le monde : ce n’est pas gratuit !Et en plus je ne vois pas non plus comment on s’empare de ce fait des élections ? Merci de me donner plus de précisions.

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    • L’engagement politique : c’est maintenant !
      13 janvier 2014 23:56, par Moricio

      Pour la première fois de ma vie de militant je ne glisserai pas un bulletin dans l’urne : je ne cautionne plus le jeu de dupe dans une règle du jeu que l’on ne peut changer de l’intérieur.

      Hollande vote à ma place, les députés de ce qui reste de gauche à gauche , epsilons du pseudo et fantoche parlement européen ne peuvent y faire que de la figuration, et de surcroit ils le savent ! Et même si ,oh miracle, les gauches de gauche des 27 pays devenaient majoritaires (déjà ça couterait une fortune en cierges)ce n’est pas le parlement européen qui déciderai de changement mais les dirigeants et financiers de chaque pays par les institutions européennes bien verrouillées !

      Alors fini de me faire rouler dans la farine par le leitmotiv du "il faut voter", je résiste par le boycott ; car c’est un acte citoyen !

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    • L’engagement politique : c’est maintenant !
      14 janvier 2014 01:10, par MD

      Comment chaque électeur citoyen peut il présenter sa candidature aux élections européennes ? Expliquez le mode d’emploi des élections au Parlement européenne s’il vous plait.

      Par ailleurs ce n’est pas parce qu’il y a des candidats que l’institution est légitime. A quoi et à qui sert le Parlement européen ? Que produit-il ? Avec quels pouvoirs ? Représente-t-il un peuple ? lequel ?

      Merci de vos arguments pour faire avancer le débat.

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    • L’engagement politique : c’est maintenant !
      14 janvier 2014 08:29, par elocin

      Une autre façon de montrer notre refus de l’Union Européenne est de l’indiquer sur un bulletin de vote blanc : "Non à l’Union Européenne capitaliste"...

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      • L’engagement politique : c’est maintenant !
        14 janvier 2014 11:45, par RCh

        L’UE capitaliste est presque un pléonasme. Cela n’exprime pas mon point de vue. Ce n’est pas "non à l’UE capitaliste" que je veux c’est "non à l’UE et oui à la souveraineté nationale (condition nécessaire à la démocratie)". Cependant, admettons qu’une majorité fasse cela, le résultat serait "grand succès de ces élections, enfin les Français s’intéressent à l’UE car le taux de participation est très important mais il y a un déficit de propositions car il y a une majorité de bulletins nuls !". Jamais il ne sera dit ce qui était écrit sur les bulletins nuls (par définition ils ne comptent pas) . Le boycott (association d’une campagne électorale à l’abstention) est beaucoup plus explicite et efficace que le vote nul pour exprimer ma position.

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  • L’engagement politique : c’est maintenant !

    14 janvier 2014 11:47, par Drouet Jean-François

    Effectivement, plutôt qu’une abstention non repérable parmi la masse, le bulletin blanc, si en nombre suffisant, pourrait avoir plus d’impact.

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    • L’engagement politique : c’est maintenant !
      14 janvier 2014 18:48, par RCh

      L’abstention est tellement peu repérable qu’elle hante les crânes d’œufs de Bruxelles. Regardez ce qu’il reste des précédentes élections : on parle encore de l’abstention grandissante comme d’un problème politique (chez les européistes de gauche comme de droite) et on ne dit plus rien ni des bulletins nuls ni des bulletins blancs ! Tout le monde sait que l’abstention était de l’ordre de 60%, qui sait encore combien représentaient les votes blancs ou nuls ?

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  • L’engagement politique : c’est maintenant !

    14 janvier 2014 11:49, par Castagnez Jean

    Bravo pour le style et la lisibilité ... qui aident tant à convaincre du fond. Pour une fois, on sort du style ’Rapport administratif’ ou ’Rapport d’Assemblée nationale’, au profit d’un style plus direct et plus populaire.

    Quant au fond, il est excellent. Même si la mention du ’Traité Transatlantique’ aurait été bienvenue.

    Ce texte est à transformer en TRACT.

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  • L’engagement politique : c’est maintenant !

    14 janvier 2014 12:14, par nico

    proposition : le M’PEP ne pourrait-il pas éditer un bulletin de vote ?

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  • L’engagement politique : c’est maintenant !

    14 janvier 2014 14:58, par Loglog

    Certes, il faut sortir de cette Europe qui non seulement a détruit notre Etat, la nation, mais aussi notre appareil productif : nous n’avons plus aucune souveraineté alimentaire ni surtout industrielle si bien que les moyens de pression des autres pays (pas seulement en Europe) sont trop importants : regardons n’importe quel produit (un médicament par exemple) et ce qui est vraiment élaboré en France dans ce produit pour nous en convaincre !

    Ne voudrait-il pas mieux refaire une union politique avec certains pays comme l’Italie ? : pour la maîtrise des flux aux frontières, la réindustriulisation, la gouvernance politique de la monaie commune et, bien sur, une même politique monétaire, budgétaire, de change,sociale et fiscale. A défaut de puissance économique prépondérante, le poids démographique, militaire, politique de cette nouvelle et véritable union peut permettre d’éviter de se retrouver dans la situation des "républiques bananières".

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    • L’engagement politique : c’est maintenant !
      15 janvier 2014 01:51, par Maya

      "Leurs électeurs découvriront le pot aux roses après les élections municipales, lorsque le dernier volet de l’Acte III de la décentralisation sera débattu et adopté par l’Assemblée nationale : il ne restera alors aux communes que le pouvoir de gérer la « mobilité durable » et « la qualité de l’air » comme le prévoit le texte de loi."

      Quelle information et de la plus haute importance !

      Comment peut-on alors voter en connaissance de cause sans être complice ? Il serait alors plus judicieux et urgent de boycotter en premier lieu les municipales avant les européennes ?

      Quand est prévue l’adoption du dernier volet ?
      Pouvez-vous publier le texte d’où est tirée la phrase reprise au début de mon message ? Merci d’avance ;

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  • L’engagement politique : c’est maintenant !

    14 janvier 2014 19:40, par CF74

    il semblerait que "l’élite" de la gauche de gauche (cf article dans Politis fin décembre)assimile nation et repli sur soi (donc identitaire, donc risque de xénophobie, etc...) pour mieux éviter de creuser la question du nécessaire abandon de l’europe et du système politique qu’elle induit.
    Il faut donc relancer le débat sur ce que veut dire respect des nations, frontières et contrôles pour éviter les simplifications et les raccourcis idéologiques de la pensée dominante. Pour cela il est indispensable de préciser que nation signifie aussi échange, ouverture, circulation de biens et de marchandises et qu’une trame cohérente de ces échanges "équilibrés" et respectueux des diversités existe : c’est la Charte de la Havane.
    Le travail d’Aurélien Bernier est exemplaire sur le sujet et il est à souhaiter que le m’pep (qui a déjà diffusé ces textes) continue à alimenter la réflexion à partir de ces données essentielles.

    Pour ce qui est des elections européennes, il peut être confortable de s’approprier une abstention qui sera sans doute massive mais il serait peut être plus pertinent de revendiquer un vote blanc (qui n’est pas comptabilisé mais malgré tout analysé par le pouvoir) qui a une autre signification politique qu’une abstention incontrôlable....

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  • L’engagement politique : c’est maintenant !

    15 janvier 2014 15:56, par Michel Duchemin

    Il m’a semblé comprendre que dans l’esprit, le M’PEP est surement le parti qui se rapproche le plus des idées de l’UPR de monsieur Asselineau.

    J’avais fini par ne plus voter.

    Aprés avoir souvent vérifié les références qui accompagnent ses conférences, cet homme m’a redonné envie de glisser un bulletin dans l’urne.
    J’espère que ce geste sera bénéfique pour notre avenir à tous.

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