Le M’PEP ne se place plus dans le clivage gauche-droite désormais obsolète, mais autour de la défense structurelle des intérêts des classes dominées. Et vous ?

Tout projet qui tente de réenchanter la notion de « gauche » (Parti de « gauche »… Front de « gauche »… Autre « gauche »…) se heurte désormais immanquablement à un scepticisme d’acier de la part du peuple, très majoritairement, qui refuse de se laisser berner une nouvelle fois en mettant au pouvoir une élite de gauche, qu’elle soit nouvelle, plurielle, seconde, se présentant sous le vocable d’un parti ou d’un front, ceci ou cela. Le mot « gauche » est devenu un mot repoussoir pour les victimes de la mondialisation. Et on peut tout à fait le comprendre. Il y a donc un criant manque de relais politique pour faire repartir le processus démocratique. Le M’PEP se propose de relever le gant pour rejoindre résolument le camp des classes dominées, et trouver les moyens de le leur faire savoir.

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LE MPEP NE SE PLACE PLUS DANS LE CLIVAGE GAUCHE-DROITE DESORMAIS OBSOLETE, MAIS AUTOUR DE LA DEFENSE STRUCTURELLE DES INTERETS DES CLASSES DOMINEES. ET VOUS ?

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 10 mai 2015.

Victimes collatérales de la nouvelle gauche, les classes dominées attendent que soit entreprise une vaste opération pour démystifier les représentations mythiques de la « gauche ». Elles ont compris qu’elles ne pouvaient compter ni sur la droite ni sur la gauche. Elles doivent même particulièrement se méfier de cette dernière puisque celle-ci était censée parler en son nom. Elle s’est en réalité révélée par ce biais capable de faire passer les mesures les plus lourdes de conséquence pour elles, avec, cerise sur le gâteau pourtant déjà lourd à digérer, l’accord de nombreux syndicats.

L’augmentation continue de l’abstention massive et du vote strictement protestataire chez les classes populaires, entre autres signes innombrables, démontre la claire conscience de leur part de cette trahison et la colère et la désorientation qui en découlent. Non seulement nous sommes retournés à une gauche dont le rôle est comparable à celui qui fut le sien au XIXe siècle, mais nous sommes même remontés à l’époque où les classes populaires ne pouvaient pas encore compter sur des syndicats et des partis qui les représentent. L’état actuel de vulnérabilité, d’inorganisation et d’anomie des classes dominées nous fait revenir à ce que nous décrivait Dickens, les conditions matérielles et de travail extrêmes en moins. Pour l’instant.

Tout projet qui tente de réenchanter la notion de « gauche » (Parti de « gauche »… Front de « gauche »… Autre « gauche »…) se heurte désormais immanquablement à un scepticisme d’acier de la part du peuple, très majoritairement, qui refuse de se laisser berner une nouvelle fois en mettant au pouvoir une élite de gauche, qu’elle soit nouvelle, plurielle, seconde, se présentant sous le vocable d’un parti ou d’un front, ceci ou cela. Le mot « gauche » est devenu un mot repoussoir pour les victimes de la mondialisation. Et on peut tout à fait le comprendre. Il y a donc un criant manque de relais politique pour faire repartir le processus démocratique. Le M’PEP se propose de relever le gant pour rejoindre résolument le camp des classes dominées, et trouver les moyens de le leur faire savoir.

Les fondamentaux du M’PEP sont suffisamment clairs et parlants pour le situer politiquement sans avoir besoin de réactiver des idéologies aussi floues et ambivalentes que celle du clivage gauche-droite. Le clivage fondamental est celui des classes dominantes contre les classes dominées. Il passe toujours par les institutions et les modes de production et d’échanges concrets, selon des modalités différentes bien sûr à chaque époque. C’est ce que doit relever et expliciter chaque parti politique qui respecte son rôle. C’est ce que nous faisons.

Le M’PEP a donc décidé de mener le débat idéologique sur la situation de la gauche actuelle, responsable de l’impasse politique. La critique par le M’PEP des insuffisances de la gauche - déjà réalisée - va prendre une tournure plus explicite et radicale. Il y a incompatibilité idéologique et programmatique totale entre le M’PEP et la gauche telle qu’elle est devenue. Il ne s’agit pas de procès d’intention ou d’exagération des différences qui, dans le fond, se révèleraient en fait mineures. C’est ce que voudraient croire des électeurs et des militants du PG par exemple, qui pensent que de toute façon, les dirigeants de leur parti en viendront forcément à « désobéir » à l’UE, et finalement à sortir de l’euro.

Le raisonnement des optimistes du PG, qui partagent tout ou partie de notre programme, mise sur la pression de la situation et la pression populaire. Certes, on ne peut que constater, pour s’en féliciter d’ailleurs, que les tabous sur les questions européennes sautent les uns après les autres face à la montée des impasses européennes, et aussi grâce au travail du M’PEP et de quelques autres. Mais c’est ne pas voir que s’en remettre à l’improvisation des dirigeants du PG qui ont en tête cet objectif supérieur d’intégration des Etats-nation européens, ne sont pas ceux sur lesquels il faut compter pour réagir de la bonne manière quand les choix décisifs devront être pris.

Adhérer au M’PEP plutôt qu’à un des partis de la gauche actuelle est une nécessité. Le M’PEP relève ainsi publiquement ces contradictions et mène le débat idéologique sur l’impasse de la gauche. Il explicite les fondamentaux idéologiques de la position de la gauche actuelle, en fait l’histoire critique, et c’est une raison puissante qui motive une radicalisation de la position publique du M’PEP. Pour que l’on nous comprenne bien, sans pouvoir être accusés pour autant de voir des traîtres et des complots partout, nous démontrons tranquillement pourquoi la gauche n’a pas l’intention d’attaquer de front les piliers principaux du nouveau capitalisme. Si le M’PEP ne le fait pas, on l’accusera fatalement de faire gratuitement de la division et des procès d’intention. Si le M’PEP ne le fait pas, il y a fort à parier que personne ne le fasse.

Il ne faut pas oublier l’argument logique que l’on nous sert parfois, voulant que si les partis de gauche actuels sont tout à fait capables, à terme, d’incarner les ruptures que le M’PEP met en avant, alors il n’y a aucune raison de privilégier notre parti encore peu connu et aux dimensions modestes. C’est la raison pour laquelle nous expliquons pourquoi les directions actuelles des partis et mouvements de la gauche n’ont pas les bonnes positions idéologiques et stratégiques face à la mondialisation et à l’Union européenne, et que la logique des choses fait qu’on ne peut pas compter sur eux pour réagir correctement aux défis majeurs qui en découlent. Ainsi nous voulons convaincre qu’il faut privilégier le petit M’PEP face aux mastodontes de la gauche. Si nous n’y arrivons pas, et que certains se contentent de puiser des analyses décapantes chez le M’PEP en espérant que les directions de ces partis les incorporent plus ou moins, ce sera l’impasse pour tout le monde.

Le M’PEP se propose donc d’être la voix de l’exaspération des classes dominées, de manière constructive, contrairement au FN. Mais sans fausse honte, en n’hésitant pas à mener un débat idéologique sans concession contre les directions des partis de gauche, leur bilan et leur idéologie (et bien sûr de la droite et de l’extrême droite, mais cela est plus facile et évident).

Comme les classes dominées exaspérées et les eurocritiques radicaux méfiants, le M’PEP a pris la mesure de la trahison des élites. Il est prêt à brûler ses vaisseaux pour ce faire, à franchir le Rubicon de la coupure franche et nette avec les dirigeants de la gauche actuelle. C’est ce qui permet d’indiquer la voie d’un dépassement de leur abandon des classes populaires et de la construction d’une alternative viable et enthousiasmante. Cette voie est incompatible avec le ménagement même partiel des directions des partis, des mouvements, des médias et des syndicats (dont la plupart sont membres de la Confédération européenne des syndicats) de la gauche actuelle, qui sont en bout de course et se montrent incapables de relever avec succès les gigantesques défis actuels. Le tropisme du M’PEP l’éloigne chaque jour un peu plus de la gauche renouvelée. De cette logique, il ne faut pas être les spectateurs passifs et contraints, mais les acteurs lucides et offensifs.

Le M’PEP développe cette stratégie, cependant, sans se couper, autant que faire se peut, des militants et surtout des électeurs de la gauche, qui ne disposent pas encore des clés pour analyser la nature de l’impasse actuelle dont ils souffrent néanmoins. Les partis qui ont conservé des liens avec le PS entrent dans le système du « râteau télescopique » qu’utilise depuis toujours le PS pour attraper les voix des électeurs qui ont une sensibilité de gauche. Autrefois, on trouvait au sein-même du PS des tendances « rouges » (la « gauche socialiste » et autres fariboles). Le discrédit du PS est tel aujourd’hui que ces tendances ne peuvent plus jouer sérieusement sur l’image du PS. Le PCF les a remplacés. D’ailleurs, le PS ne cherche plus comme autrefois à « aspirer » les voix du PCF : il n’y a plus grand-chose à aspirer, et il a besoin du PCF pour faire durer le plus possible son image de « gauche ». On peut dire que le PCF se retrouve grosso-modo dans la même situation que le PSU dans les années 70. Dans la stratégie du « râteau télescopique » du PS, les tendances plus « à gauche » au sein du PCF servent à leur tour à préserver l’image « rouge » du PCF et servent de caution à sa direction. Qu’on ne s’y trompe pas : tous ces militants sincèrement critiques avec leur organisation ne le sont plus lorsqu’il s’agit de faire campagne pour les candidats de leur parti lors des élections. Par exemple, ceux qui avaient suivi la tendance Fabius en 2005, au moment du TCE, on fait campagne pour Royal puis pour Hollande…

Les classes dominées ont besoin d’une nouvelle idéologie, pleinement adaptée à la situation actuelle. Elles ont besoin d’un nouveau parti. De nouveaux syndicats. D’une nouvelle stratégie. On ne pourra pas faire du neuf avec du vieux. C’est bien trop tard.

Une fois la nécessaire prise de distance réalisée avec les dirigeants du Front de gauche et effectuée l’analyse de l’idéologie de la gauche actuelle sur la souveraineté nationale, il faudra s’attaquer à dénoncer les initiatives de la gauche pour ce qu’elles sont 9 fois sur 10. À savoir une stratégie dilatoire permanente pour ne pas se saisir des vrais enjeux et étouffer la dénonciation populaire des vraies contraintes. Le M’PEP bien sûr continuera à être, parallèlement aux ersatz des initiatives du Front de gauche, une force de propositions qui construise des alternatives décisives face aux menaces actuelles. Mais il ne veut plus s’en contenter, puisque sa propre histoire prouve que cela n’est pas suffisant pour que les eurocritiques lui fassent confiance et qu’ils ne l’associent pas avec ceux qui prônent l’inverse. Les militants de gauche ne doivent pas croire que ce que le M’PEP propose est déjà ou sera à terme peu ou prou inclus ou compatible avec les stratégies du Front de gauche. Les classes dominées doivent nous distinguer de ce que propose la « gauche de gauche », sur laquelle elles ne fondent aucun espoir particulier.

Dès lors, quelle utilité pour les classes dominées que cette gauche, dans son ensemble ? Aucune. Elle fait indéniablement partie du problème, c’est même le problème principal.


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Forum de l'article  -27 Messages

  • Je ressens une sorte de malaise en lisant votre article. J’ai l’impression de lire une publicité pour un hyper-marché qui vanterait ses produits en s’appuyant sur les défauts et insuffisances des autres.Depuis que vous avez changé de statuts et avez pris celui de parti politique, vous semblez être entré dans la sphère de la libre concurrence : Venez chez moi, c’est mieux que chez les autres, moins cher et plus solide. C’est malsain parce que cela sonne faux. Quelle différence entre droite/gauche, dominants/dominés, oppresseurs/opprimés ou exploiteurs/exploités ? C’est juste une question de sémantique. L’un s’appuie sur notre Histoire, les autres
    sur des qualificatifs opposés. Cela ressemble à un artifice qui n’est pas digne de vous. Je dis cela parce que j’ai toujours respecté vos opinions même lorsque je ne les partageais pas. Là,vous tapez sur vos concurrents pour vanter votre marchandise, vous dénoncez vos partenaires et vous oubliez pratiquement vos adversaires. Vous avez donc si peu à dire sur la Droite, ceux qui défendent les intérêts des plus riches, des dominants, des oppresseurs, des exploiteurs, de la Finance ? Bien sûr, parmi tous ceux là, je compte le Parti ex-socialiste et tous ceux qui y restent parce qu’ils préfèrent être du côté du manche, là où la soupe est bonne même si on n’y a pas encore goûté. Ne vous trompez pas d’ennemis, camarades, ce serait dommage d’affaiblir votre camp même si vous êtes un peu différents. Facxe à la finance et à ses laquais, notre meilleur atout c’est le nombre.

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    • Même incompréhension à la lecture, je suis plus que dubitatif sur les énoncés du genre "clivage droite-gauche désormais OBSELETE" et sur la confusion dans tout le texte entre LA gauche et CETTE gauche, ainsi que l’emploi des guillemets dans tout ce texte sur la "gauche" ou de "gauche".

      Pour moi, ça tient un peu de dénoncer tous les TIEDES d’aujourd’hui en niant la notion de CHAUD et de FROID !

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      • Réemparons-nous de l’Histoire ! La gauche, une notion parlementaire. La République dite des Jules dans les années 1880, c’était la gauche. Son ancrage social et électoral ? La bourgeoisie d’affaires, les "couches moyennes" et le monde rural. Clémenceau briseur de grèves et 1er flic de France, période 1906-1909, c’était la gauche ! On comprend que Valls l’apprécie. On peut continuer longtemps comme cela... Le Front républicain de Mollet, qui durcit la guerre en Algérie en 1956, c’était la gauche !
        Nous vivons depuis 35 ans !!! sous des alternances droite-gauche, dont les effets sont parfaitement connus et mesurables. Pensez a contrario à la politique menée entre 1944 et 1946 par le GPRF. Ce n’était pas un gouvernement de gauche, mais le gouvernement de la Libération, issu de la Résistance. Jamais pourtant on ne s’est autant orienté vers une socialisation de l’économie, plus que sous aucun gouvernement de gauche.
        Il y a des schémas qui ne servent qu’à nous garder en cage.

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    • L’objet de cet article porte spécifiquement sur la fin du clivage gauche droite recouvrant la défense des classes dominées d’un côté et celle des classes dominantes de l’autre. Il est donc logique que ce texte ne traite pas de la droite. Comme vous suivez régulièrement nos parutions vous le savez bien : le M’PEP combat le capitalisme et les institutions supranationales qui bafouent la souveraineté populaire et nationale.
      Mais parce que justement nous voulons gagner et ne pas nous complaire dans la litanie des dégâts il nous paraît légitime et honnête d’expliquer pourquoi nous ne nous référons plus au concept artificiel et faussé de la gauche et de la droite. Cela a des conséquences : notamment celles des alliances. Le M’PEP est devenu un parti depuis son congrès de fin décembre. Il annonce la couleur. Et bizarrement vous nous dites que cela ressemble à une pub de super marché car nous vantons notre marchandise. Ce ne sont pas des marchandises mais des prises de position. Oui le M’PEP est le seul parti aujourd’hui qui revendique d’être un parti pour la démondialisation, la souveraineté nationale, l’internationalisme pour défendre les classes dominées (exploitée, dominées etc.). Les organisations de gauche de gauche ne le font pas. Le PS évidemment pas. Idem pour la droite. Soit on est en accord sur le fond, l’objectif et on construit les moyens d’y parvenir soit on berne les citoyens avec l’Europe sociale, la réforme de l’intérieur de l’UE, un gouvernement mondial, un mouvementisme noyant le poisson, etc. Il faut choisir. Nous l’avons fait. Nous le disons. Nous argumentons.
      Je comprends votre réticence puisque cela ajoute un parti qui de fait sera en concurrence avec les existants. Ils sont tous en concurrence les uns avec les autres, au gré de leurs alliances fluctuantes - d’ailleurs illisibles - à l’occasion des échéances électorales notamment. Nous ne sommes pas une boite à idées où chacun viendrait puiser de l’info au gré de ses besoins en continuant à voter pour son parti "historique". Nous nous donnons les moyens que les idées que nous défendons existent au-delà du microcosme militant.
      Ni plus, ni moins. C’est ainsi.

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    • Qui fait, Danièle, dans la marchandise ?

      Voyez ceci : http://www.canalplus.fr/c-emissions/c-le-petit-journal/pid7563-face-a-eldin.html?vid=1260916

      Il fut un temps où le PCF réfutait lui aussi le clivage droite - gauche, entre "bourgeois repus" et "bourgeois arrivistes". Et un temps où le PCF combattait l’intégration européenne, oeuvre du capital. A présent, un PCF euro-capitalo-compatible et parfaitement digéré (qu’Alain Minc n’a pas manqué de qualifier d’"ex-communiste" et de "sérieux" le 6 avril sur France Inter).

      Jean

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    • D’accord avec Danièle ! Abandonner le mot "gauche" ? Et dire que le peuple est dégoûté par la gauche, donc il vote pour une fasciste ? Mais bien sûr ! Machin est pas assez de gauche, donc je vote le plus à droite possible. Logique ! Toujours ce même mépris du peuple. Pourquoi nier que le peuple est capable du pire, et en toute conscience ? Pourquoi sous-estimer sa capacité de nuisance ?

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  • J’aurais une proposition à faire à tous les citoyens : intéressez vous à ce qui se passe dans votre commune en commancant par leconseil municipal. C’est déjà un bon début ! Regarder Où part notre argent et ce qu’en font les élus, être acteur de la vie commune, débattre et enfoncer le clou lors de décisions qui ne nous conviennent pas. Au dernières élections, j’ai voté blanc. Il faut s’ exprimer, dire et redire les choses aux elus car sans nous, ils ne seraient pas là, tout simplement et c’est de notre responsabilité de citoyens. Certes, nous sommes bernés en permanence mais pourquoi l’acceptons-nous ? Il n’y a rien à attendre des politiques aujourd’hui. Il y a une sorte d’anesthésie générale, de molesse ambiante, d’attente du miracle. Mais Jésus est mort depuis longtemps ! Alors, bougeons nous !

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  • Bien que j’apprécie en règle générale le travail politique que vous menez, en particulier lorsqu’il a s’agi de démontrer que l’on pouvait créer de l’emploi public ou quand vous rappelez le nécessaire lien entre exigence démocratique et rupture avec l’euro et l’UE, je n’abonde pas dans votre sens concernant ce clivage droite-gauche que vous analysez comme dépassé.

    K. Marx avait bien répondu là-dessus, en parlant des mots d’hier avec lesquels on parlait d’aujourd’hui. C’est dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte (1852) :

    « Les Hommes font leur propre histoire mais ils ne la font pas arbitrairement, dans les conditions choisies par eux, mais dans des conditions directement données et héritées du passé. La tradition de toutes les générations mortes pèse d’un poids très lourd sur le cerveau des vivants. Et même quand ils semblent occupés à se transformer, eux et les choses, à créer quelque chose de nouveau, c’est précisément à ces époques de crise révolutionnaire [là, nous sommes plutôt à une époque de décomposition !] qu’ils évoquent craintivement les esprits du passé, qu’ils leur empruntent leurs noms, leurs mots d’ordre, leurs costumes, pour apparaître sur la nouvelle scène de l’Histoire sous ce déguisement respectable et avec ce langage emprunté. »

    Dit autrement : si la gauche identifiée au PS est objectivement à droite, elle n’est pas encore vécue comme cela par une part importante de la population, qui continue de l’assimiler à une histoire passée de lutte de classe. Elle n’est pas vécue subjectivement de cette manière, donc, par les gens. C’est toute la difficulté de notre situation.

    Comment accompagner la transition (entre les mots du passé et le temps présent) ? Pas en écartant la difficulté d’un trait de plume. Mais en sortant peu à peu de cette distinction gauche/droite, en s’adressant au peuple laborieux en vertu de valeurs, de revendications concrètes, de mots appropriés qui résonnent en lui.

    En tant que membre du Parti de gauche, je peux tout à fait accepter que l’on cesse de s’appeler « gauche » pour les raisons que vous dites, mais cessera-t-on de s’appeler « socialiste » ou « communiste » en dépit d’une Internationale socialiste totalement dévoyée ou d’un PC chinois qui tient sous sa férule 1,3 milliards d’individus sans aucun droit d’association, syndicat, parti indépendant ?

    On voit bien que la question est par conséquent plus compliquée que vous voulez bien l’écrire. Votre tentation est légitime mais pas pour autant juste.

    Résoudre les problèmes de transition (passer d’une époque à une autre, de mots à d’autres), telle est l’une des tâches majeures de la période politique actuelle.

    Travaillons ensemble plutôt que se diviser sur des mots. La pratique unitaire est de nature à aider à y voir plus clair. Pour ma part, j’essaye d’aider à ce que mon parti redevienne ce qui constituait son objectif de parti-creuset, dans lesquelles les sensibilités, les courants, les tendances puissent avoir droit de cité. Un parti-creuset suppose l’expression du pluralisme interne. Et pourquoi pas la venue du MPEP parmi nous ?

    Dès lors qu’existe la proportionnelle et un fonctionnement réel démocratique en interne, la question devait se poser, créant les jalons d’une recomposition de la gauche et plus généralement, pour les raisons que vous avez dites, d’un renouveau du combat de classes sur une problématique nouveau de rupture avec la république bourgeoise. Nous finirons ainsi, peu à peu, à nous débarrasser des oripeaux du passé, substituant au clivage gauche/droite celui de salariés/patrons.

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  • Je ne supporte plus ces mots droite, gauche, extrême gauche, extrême droite, centre, et partis ces mots me sortent par tous les pores

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  • il ne me semble pas que dans l’ensemble de l’article, parcouru rapidement, il soit question de la propriété privée des usines et des banques ; la propriété c’est le pouvoir, a dit fort justement Auguste Blanqui, et un technicien d’Eiffage dans la rue m’a répondu au questionnement : -qui peut t’embaucher, qui peut te virer ? - mon patron. Point barre. Ne pas envisager la nationalisation de l’ensemble de l’économie, de la multinationale à l’artisan en passant par la grande distribution, c’est se condamner à aligner des phrases, des regrets, des solutions de rattrapage, du réformisme.
    Les classes possédantes contre les classes possédées, il faut dire en quoi ça consiste.

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  • Vos analyses sont pertinentes.

    Mais il m’est totalement impossible d’adhérer à votre parti en raison de son appellation incompréhensible, illisible.

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  • on dit souvent c’est ds les vieux pot que l on fait la bonne soupe,

    je croix tjrs a la lutte des classes mais pour cela faut il que le peuple soit informé, cultivé, et, curieux.
    je suis contre la productivité pour les services aux publics d’etat
    je suis pour la nationalisation de toute les entreprises
    pour la taxation des produits financiers, et des grandes fortunes
    je suis pour la medecine,la santé, le logement gratuit pour toute personne gagnant moins de 2000euros mois
    prendre le fric a ceux qui nous font bosser pour un salaire de misere et qui touchent 100fois et plus

    grossissons le parti qui existe (bien mal) mais tjrs et qui défend encore ce type de ste


    m'pep}

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  • Tout cela est très simple quand on a compris que le gouvernement de la France est à Bruxelles et que nous ne faisons qu’appliquer ses directives. F.Hollande ne sert qu’à court-circuiter toute vélléïté de révolte du peuple.

    C’est pourquoi j’ai écrit sur mon bulletin de vote aux présidentielles :"L’un des deux va gagner mais toi, Peuple, tu as déjà perdu".
    Recouvrons notre souveraineté et , alors, nous pourrons agir !!

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  • La compétence politique semble résider dans l’art de ne rien dire mais abondamment. Discours longs et chiants, concepts rares et le plus souvent éculés.
    Vous croyez qu’en nommant autrement la même chose, vous faites avancer le schmilblick ? Qu’en vous référant toujours au passé de la cuisine politique ( là on voit que vous avez de la bouteille !), vous allez construire un mouvement dynamique pour changer la société ? On voit bien que votre ambition est de faire des adhésions, pas d’innover. Autrefois vous vouliez sortir de l’UE par la gauche maintenant vous voulez sortir de l’ombre par n’importe quel moyen mais vous n’avez aucune proposition, que du baratin.

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  • L’opposition droite - gauche avait un sens tant que les partis se définissant comme tels, explicitement ou non, pouvaient présenter des programmes et des orientations différentes au suffrage des électeurs, et surtout s’y tenir plus ou moins. A partir du moment où la politique monétaire, budgétaire, économique ... et par voie de conséquence sociale, fiscale ou environnementale est mise hors de portée du gouvernement, et donc du citoyen, par une superstructure bureaucratique non élue elle n’a plus guère de sens. Ne restent que le "sociétal" (la droite est pour la corrida et contre les boucheries hallal, la gauche c’est le contraire) et les "petites phrases" pour les différencier. Il n’y a même plus de différence de méthode, au niveau brutalité des mesures, pardon, des "réformes" c’est devenu pareil, 49-3 et compagnie au programme.

    La ligne de fracture passerait maintenant entre partisans (ou du moins neutres) et adversaires de la mondialisation néo libérale, sans oublier l’Europe communautaire qui en est le cheval de Troie. C’est là que la gauche avec et sans guillemets autour a raté le virage. Que ce soit par aveuglement, par excès d’optimisme ou par calcul cynique, souvent en proportions variables, ne change rien à l’affaire : c’est fait. "Les gens" vomissent moins le concept initial que ce qui n’est devenu qu’un logo vide de sens. Image : "L’Olympique de Marseille" a certes son siège dans cette ville, mais ne s’occupe que de football professionnel, pas d’autres sports, et encore moins des jeux olympiques. Le foot me laisse indifférent, c’est juste une image pour les besoins de la démonstration : le parti "socialiste" n’est pas plus socialiste que ce club n’est "olympique". La carte n’est pas le territoire, le mot "chien" ne mord pas etc... etc...

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  • Evidemment, je suis d’accord avec ce texte et je suis las sur tous ceux qui larmoyent sur le terme de gauche.

    Cependant, un problème de forme m’empêche de le diffuser en l’état, car il donne une impression de mauvaise relecture de la part de son (ou ses) rédacteur(s).

    Il existe deux paragraphes quasi identiques là où il est question "trahison des élites", de "brûler nos vaisseaux", de "Rubicon", de "tropisme" etc.

    Il y a un paragraphe de trop...

    François MAIREY-ROUVELOUP

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  • On peut tout à fait entendre votre analyse et lui donner du crédit.
    Votre positionnement en rupture avec le PG en particulier pourrait toutefois donner lieu à une interpellation salutaire plutôt qu’une énième rupture entre gauchistes, mais peut être l’avez-vous fait.
    Mon interrogation persistante reste en rapport avec la faible mobilisation politisée de ceux-là même qui sont laminés, et un peu plus chaque jour, par ce système délirant. Les réactions, plus que les réponses, se font dans la désunion et le repli du chacun pour soi, le plus souvent : débrouille, petits trafics de tous ordres ("on nique le système"), toxicomanies, la recherche identitaire dans les religions ou la vie intérieure, l’adoption d’une vie choisie en dehors du système (et ceux-là sont chaque jour plus nombreux mais on en parle très peu). Dès lors comment envisager que votre analyse et votre démarche trouve plus d’échos, toute pertinente et stratégiquement juste qu’elle soit ?
    Je ne vois que deux options de sorties positives possibles : soit les conditions se détériorent tellement que, à l’instar des grecs (? à suivre), la masse ne peut que se mobiliser (et donc ça va saigner), soit la repolitisation s’exerce par le bas, à la base, à petite échelle autour d’objectifs concrets à échelle humaine, loin des chefs de partis. Cela n’est peut être pas si loin et déjà une réalité, lorsque l’on observe les multiples expériences réussies de reprise en main de leur vie par les petits : gestion municipale à Grenoble ou des communes plus petites moins médiatisées, coopératives multiples autour de projets agricoles, culturels, solidaires, etc...
    Dans ce cas il ne nous reste qu’à être là, pour participer, contribuer à travers notre engagement mais aussi notre culture politique à une reconstruction sociétale que beaucoup désirent, plus ou moins consciemment. Et là je ne vois que la désobéissance civile systématique et généralisée pour essayer de faire tomber le pouvoir à peu près pacifiquement, au début.
    Merci de vos retours

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    • Bonjour, bien réfléchi à votre analyse, mais la fin me rend très inquiet. Qui ramassera le pouvoir lorsqu’il sera tombé ? Envie de vous communiquer cette citation de Daniel Bensaïd : "Vous ne voulez plus des classes, ni de leur lutte ? Vous aurez les plèbes et les multitudes anomiques. Vous ne voulez plus des peuples ? Vous aurez les meutes et les tribus. Vous ne voulez plus des partis ? Vous aurez le despotisme de l’opinion !"
      Nous avons incontestablement besoin de vrais partis, portant l’intérêt du plus grand nombre qui n’est plus représenté, et d’une "mobilisation politisée" pour reprendre votre expression. Avoir plus d’écho ? Eh bien avec vous, peut-être. Amicalement. Jean

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    • Je suis assez d’accord avec ce texte car le mot "gauche" a tellement été galvaudé et déformé qu’il ne veut plus rien dire (merci les social-traîtres et les communistes passeurs de plats… mais pas seulement). Et je suis totalement d’accord avec votre intervention. Le PG est mort, le FdG est mort aussi, victimes de cette guerre du pouvoir, même là où il y a très peu de pouvoir, c’est dire !
      Au départ de cette pseudo reconstruction, c’était déjà le constat que la "gauche" avait trahi, c’était faire de la politique autrement, par le peuple et pour le peuple… Et puis les divisions, les guerres de clocher et d’appareil, la fascisation amicale des esprits, la désillusion des opprimés qui se disent, quand ils en ont les moyens de penser, que ce sale pouvoir consumériste a encore de beaux jours devant lui.
      Restent les alternatives positives auxquelles j’adhère mais qui sont bien ignorantes les unes des autres, soit par peur, par rejet ou par méconnaissance.
      Le salut ne peut venir que des initiatives à la base relayées en étoile et pas de manière pyramidale. Arrêtons les divisions stériles, l’individualisation des esprits, donnons à l’initiative et à l’éducation populaires le pouvoir qu’elles auraient toujours dû avoir. Qu’un vrai débat s’ouvre et que tout le monde puisse y participer !

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  • Jean, tu dis "Réemparons-nous de l’Histoire ! La gauche, une notion parlementaire [...] Il y a des schémas qui ne servent qu’à nous garder en cage."

    Et tu nous opposes les nombreuses trahisons socialistes aux réalisations du GPRF dans un contexte d’après guerre mondiale !

    Est-ce un vraiment un problème de vocabulaire pour nommer deux visions opposées de gestion politique, la gauche n’étant alors qu’une "non-droite". Ou est-ce un problème de choix binaire trop restreint, créer 3 ou 4 visions distinctes de gestion pour offrir un choix plus fin ?

    On peut constater, avec l’apparation récente des "partis écologiques", qu’ajouter un troisième choix n’est pas si simple et dissociable d’une division binaire droite-gauche historique.

    Cette division droite-gauche, que l’on aurait aussi bien pu nommée pile ou face, n’est-elle pas qu’une division binaire abstraite des choix de société les plus clivants, public/privé, conservatisme/progressisme, égoisme/solidarité, etc ?

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  • Les ouvertures de capitaux des entreprises publiques réalisées par le gouvernement Jospin se sont faites avec l’aval des syndicats et de l’ensemble des partenaires composant alors la Gauche plurielle PCF-PS-MRG-Verts.

    Sous l’ impulsion de Strauss-Khan, alors ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, le gouvernement Jospin privatisa davantage que les gouvernements de droite présidés par Balladur et Juppé. Les trois gouvernements de droite, entre 1986 et 1997, ont vendu la propriété publique pour 36 milliards d’euros. De son côté, le gouvernement Jospin a vendu pour 31 milliards d’euros en cinq ans.

    Et le gouvernement de gauche plurielle et anti-libéral ne s’est pas limité à des cessions totales :

    " l’autre fait marquant de cette période réside dans le nombre d’ouvertures de capital et de cessions partielles de capital d’entreprises publiques." (France Télécom, Air France, Autoroutes du Sud, notamment). Ce qui ne compte pas dans le total des privatisations, mais illustre la marche engagée par le gouvernement Jospin. (M-A Vanneaux)

    Pudiquement la " Commission de privatisation" des socialistes fut rebaptisée " Commission d’évaluation des participations et des transferts" pour ne pas effrayer le " peuple de gauche". Et là où Alain Juppé, le prédécesseur de Jospin, avait accumulé échec sur échec, le Parti Socialiste menait avec succès sa course aux " adaptations " dictées par le capitalisme sous couvert de ce fameux "pragmatisme" qui anesthésient les militants et les électeurs et fait perpétuellement le jeu du patronat et des banques.

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  • « Et vous ? »
    *
    En ce qui me concerne je n’ai pas attendu le M’PEP pour avoir comprit ça ! De plus, engagé dans l’écologie avant de l’être dans la lutte des classes, donc au sein de mouvements ayant comprit depuis des décennies que le clivage droite gauche est une imposture, je peux témoigner QUE JE NE SUIS PAS LE SEUL À PENSER ÇA... Bref, finalement le M’PEP me donne l’impression de débarquer : Bonjour à eux !
    (Nota : Cette vue a été longtemps majoritaire chez les Verts jusqu’à ce qu’ils rejoignent le PS dans leurs délires pro-européens sociaux libéraux et comme alliés occasionnels à l’occasion des élections. Maintenant ce partit n’est plus fréquentable !)
    *
    Concernant ce que vous appelez « les classes dominées » je pense qu’elles débordent très largement les seules classes laborieuses, les vrais dominants étant constitués par une très petite oligarchie composée de puissants ploutocrates, lesquels disposent souvent de ressources multiples internationalement réparties.

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  • Hmmm.
    Passez du clivage gauche/droite au clivage classes dominées, classes dominantes ?
    Dans les deux cas il s’agit d’un CLIVAGE, donc d’un antagonisme/pugilat entre DEUX.
    Le deux, c’est le parti du tango, de la vaisselle cassée, du meurtre, c’est Caïn et Abel, par exemple (surtout en ce moment, il paraît.) Pas seulement, heureusement...
    Après une discussion avec une personne de l’élite eduquée (l’élite du savoir) dans ce pays, et après un peu de lecture, j’ai compris que la pensée de Marx (comme la pensée de Jésus, la pensée de quiconque) a été vulgairement vulgarisée au point d’être méconnaissable, et inapte à fournir un.. outil critique intéressant à aider à analyser le monde dans lequel nous vivons.
    Pour la démondialisation, je suis pour.
    MAIS... ici, comme ailleurs, nous sommes devant l’épineux problème de la poule et de l’oeuf : la possibilité pour les classes "dominées" d’avoir des téléphones portables, de faire des voyages en avion low cost, en somme, la possibilité d’accéder à PARTOUT sur la planète, et à être joignable partout sur la planète, 24h sur 24 a entraîné quelques petits.. inconvénients qui pèsent très lourds sur l’organisation de nos vies à l’heure actuelle.
    Même les classes.. "dominées" paient le prix de leur énorme... liberté par rapport aux générations précédentes (liberté de mettre la lessive dans la machine, liberté d’ouvrir le robinet d’eau chaude 24h/24, au lieu d’aller chercher l’eau au puits, et le faire chauffer, liberté d’allumer une lumière/chauffage électrique la nuit, bien au chaud dans nos maisons...).
    Cela vous semble... pittoresque, ce que je raconte ?
    Songez un instant que hier, j’étais à table avec deux personnes en chair et en os qui se souviennent d’être allées chercher l’eau au puits pour se laver.
    Vous vous rendez compte de ce que cela veut dire, POUR L’ORGANISATION DE NOS VIES ??
    Nous... subissons les effets matériels du déploiement de nos.. NOUVELLES technologies appliquées sans merci sur nos fragiles corps d’animaux (ou de roseaux) pensants.
    Nous croyons... MAÎTRISER nos inventions, mais... elles finissent par AVOIR RAISON DE NOUS, dominés, ou dominants, d’ailleurs...
    Quoi de plus logique ?
    Attention à ne pas céder aux sirènes du "nouveau" mis à toutes les sauces.
    Nos ancêtres ont pu dire "plus ça change, plus c’est la même chose". Ils avaient en partie.. raison sur ce chapitre.
    Si vous regardez bien, vous verrez à quel point l’hystérie collective gagne les esprits à l’heure actuelle.
    Il y a toujours le risque quand on largue les amarres de partir complètement à la dérive, ou.. de tomber du bord du monde..
    Il n’est pas facile de chercher à exercer sa raison dans un climat d’hystérie collective...

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