Le M’PEP s’inscrit dans l’histoire des mouvements d’émancipation humaine
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LE M’PEP S’INSCRIT DANS L’HISTOIRE DES MOUVEMENTS D’EMANCIPATION HUMAINE

 1.- De 1848 à 1905, les idées de gauche prennent corps

Les idées socialistes ont pris corps dans le premier tiers du XIXe siècle.

Le mouvement ouvrier a commencé à s’organiser à partir de 1864, mais après l’échec de la Commune, en 1871, il se décompose. La Première Internationale créée à Londres en 1864 disparaît en 1876. Le socialisme donne alors naissance à de multiples tendances, d’abord en Allemagne, puis en France.

Un premier parti socialiste voit le jour au cours de « l’immortel congrès » de Marseille, en 1879, la Fédération du Parti des Travailleurs Socialistes de France. De tradition révolutionnaire il se rallie notamment aux principes « collectivistes ». Cependant son éclatement est très rapide. Son mérite fut de réunir des militants socialistes et des représentants des chambres syndicales. Il y eut ensuite le Parti Ouvrier Français, créé par Jules Guesde en 1882, parti fondé sur une doctrine marxiste simplifiée.

C’est à partir de 1890, que le socialisme et le mouvement ouvrier devinrent des forces qui comptent. Le socialisme a trouvé ses porte-parole, notamment Jaurès.

 2.- De 1905 à 1914 : unification des socialistes et « union sacrée »


La Deuxième Internationale poussera les socialistes français à s’unir en 1905. Ce sera l’année de la réunification et la création de la nouvelle Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO), autour de Jean Jaurès et de Jules Guesde, synthèse entre la République et le Socialisme, entre le patriotisme et l’internationalisme, entre les idées marxistes et la tradition de la Révolution française, d’où est issu le mouvement ouvrier.

Jaurès croit par-dessus tout au droit de l’individu à la Liberté et veut faire comprendre la nécessité du sens de la fraternité et de la coopération internationale. Le congrès du Globe en 1905 consacrera la victoire des conceptions révolutionnaires de Guesde sur celles de Jaurès. La Déclaration de principes l’atteste : « La SFIO n’est pas un parti de réforme, mais un parti de lutte de classe et de révolution. »
En quelques mois, le nouveau parti compte plus de 34 000 militants. Son influence croit jusqu’en 1914, son groupe parlementaire passe de 52 élus en 1906 à 103 en 1914. Le nombre de ses adhérents atteint les 72 000 moins de dix ans après son congrès de fondation. L’expérience des premières années du XXe siècle confirme que la perspective d’un parti ouvrier, démocratique et révolutionnaire est crédible.
Néanmoins, le ralliement de la plupart des dirigeants socialistes aux thèses chauvines vont les amener à soutenir les forces conservatrices lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale.

 3.- La division de 1920 entre communistes et socialistes


La Première Guerre mondiale et la participation des socialistes au gouvernement d’une part, la révolution russe de 1917 et la fondation de la troisième internationale par Lénine d’autre part, vont amener la séparation des socialistes au congrès de Tours.

Une majorité suivra les conditions édictées par les bolcheviques dans les « 21 conditions » de la Première Internationale Communiste, basées sur les théories politiques et économiques de Lénine. Elle formera le Parti communiste français. La minorité, regroupée autour de Léon Blum, réaffirmera son attachement aux « valeurs démocratiques du socialisme » et décidera de garder la « vieille maison », c’est-à-dire la SFIO. Surtout, Léon Blum réaffirmera son refus de soumission à Moscou.

Léon Blum veut l’unité du parti, aux révolutionnaires et aux réformistes de cohabiter, au lieu de s’opposer qu’ils travaillent ensemble. Il fera en quelques années de la SFIO, la première force de gauche et permettra l’élection d’une majorité de gauche en 1924.