Les Prolos
janvier 2007
Auteur : par webmaster
fontsizeup fontsizedown impression envoyer l'article par mail suivre la vie du site syndiquer le forum 0 réaction
 
 


Les Prolos

Trillat. Produit par France 2 et VLR Productions.

PRÉSENTATION

Qui sont les ouvriers aujourd’hui ? Quelles sont leurs aspirations ? Quelles armes leur reste-t-il pour défendre leurs droits ? Quels sont leurs engagements ? Ont-ils conscience d’eux-mêmes et de leur utilité dans la société ? Voici quelques questions posées par "Les Prolos", promenade subjective de Marcel Trillat dans les usines de France.

Un état des lieux du monde ouvrier

Depuis 150 ans, de 1848 à 1995 la classe ouvrière n’a cessé de batailler et d’améliorer leur condition par la lutte collective et grâce à leur arme absolue : la grève. Les ouvriers ont été de tous les grands combats du siècle dernier. Qui sont-ils aujourd’hui ou le chantage à l’emploi inhibe toute combativité. Toujours de loin la principale catégorie sociale dans la société française (6 500 000 personnes) la classe ouvrière n’est-elle plus qu’un fantôme au bazar des idéologies ?

Pour répondre à cette question, Marcel Trillat a posé sa caméra dans six usines de France. Tout d’abord à Vénissieux, dans l’usine "Renault trucks", une usine classique où bien qu’on fasse appel à l’inventivité des ouvriers, récompensés par un système de points leur permettant de gagner une cafetière ou une place de cinéma (c’est selon) les plus jeunes ne se voient pas finir ici et rêvent d’un autre travail, d’une autre vie.

Ensuite, le film nous conduit à Beauchamp dans l’Oise, dans l’usine 3M, fabriquant Post-it et abrasifs. Le directeur de cette usine, confronté à l’exigence des actionnaires qui exigent chaque année une hausse de la rentabilité d’au moins 5% ; a trouvé d’autres moyens d’augmenter la productivité.

La 3e étape nous invite à découvrir une usine "modèle" où directeur et syndicalistes travaillent en co-gestion pour éviter licenciements et restructuration. Un tableau presque idyllique comparé au sort des sous-traitants employés par les chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, sujet de la halte suivante.

La 5e étape propose un détour en pleine campagne, dans une petite usine d’équipement électrique la MAFELEC, le jour du départ à la retraite de Roger. Un grand jour pour lui puisque après 45 ans de service la médaille de travail va lui être remise.

Pour terminer, le film aborde une catégorie qui n’est pas à proprement parer "ouvrière", l’occasion d’entendre comment les employés immigrés, soumis à des horaires aberrants, se sont battus pour obtenir des prud’hommes des conditions de travail normales et légales.