Ou trouver 127 milliards d’euros pour financer 3,3 millions de salaires ?


Résumé

Le droit opposable à l’emploi devrait concerner 3,3 millions de personnes dont le salaire couterait 127 milliards d’euros chaque année aux finances publiques. Il est possible de trouver cette somme en prélevant les revenus de capitaux, les patrimoines et les hauts revenus.

fontsizeup fontsizedown impression envoyer l'article par mail suivre la vie du site syndiquer le forum 0 réaction
 
Accueil > Analyses et propositions > Economie > Fiscalité > Textes du M’PEP > Ou trouver 127 milliards d’euros pour financer (...)
 

OU TROUVER 127 MILLIARDS D’EUROS POUR FINANCER 3,3 MILLIONS DE SALAIRES ?

Le nombre potentiel de personnes au chômage susceptible de bénéficier du droit opposable à l’emploi est au moins le suivant (chiffres de mars 2007) : 2 130 000 demandeurs d’emploi (catégorie 1 de l’ANPE) ; 700 000 RMIstes non-inscrits à l’ANPE ; 500 000 jeunes primo-demandeurs d’emploi. Soit 3 330 000 personnes pour lesquelles il faut dégager une capacité de financement nécessaire afin d’assurer le droit opposable à l’emploi.

Le besoin de financement est aisé à calculer : 3 330 000 salaires multiplié par 38 119 euros, soit 127 milliards d’euros. Rappelons qu’un salaire proche du salaire mensuel moyen pour un travail à temps complet dans les entreprises du secteur privé et semi-public a été retenu pur faire les simulations, arrondi pour 2008 à 2 190 euros en brut et à 1 750 euros en net. En annuel, cela fait 26 280 euros en brut et 20 708 en net. En intégrant les cotisations sociales patronales, on obtient 38 119 euros.

Où trouver ces 127 milliards d’euros ?


Le financement du droit opposable à l’emploi peut se résoudre de la manière suivante :

  • annulation de certaines « dépenses fiscales » pour 31,1 milliards d’euros
  • annulation des exonérations de cotisations sociales patronales pour 23 milliards d’euros
  • affectation de l’augmentation mécanique de recettes fiscales et d’économies de prestations sociales pour 13 milliards d’euros
  • création d’emplois induits dans la sphère marchande pour 20 milliards d’euros
  • restauration d’anciens impôts qui avaient été supprimés par la droite, création d’un nouvel impôt et augmentation d’impôts pour 30,4 milliards d’euros
  • réorientation d’une partie des fonds de la formation professionnelle pour 4,2 milliards d’euros
  • réorientation d’une partie des recettes supplémentaires de certains régimes de protection sociale pour 8 milliards d’euros.

Soit 129,7 milliards d’euros (2,7 milliards d’euros sont pris comme réserve).